TENNIS FÉMININ-BILLIE JEAN KING CUP : Charrier et Diabaté, les deux poisons ivoiriens qui ont fait plier le Rwanda
TENNIS FÉMININ-BILLIE JEAN KING CUP : Charrier et Diabaté, les deux poisons ivoiriens qui ont fait plier le Rwanda
La Billie Jean King Cup a démarré ce mercredi 12 aout, sur les courts du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. La Côte d’Ivoire frappe fort d’entrée. Pour leur première sortie dans cette Billie Jean King Cup Groupe IV Afrique, les Éléphantes n’ont laissé que des miettes à leurs adversaires rwandaises.
Marie Charrier, la métronome de l’équipe ivoirienne
À domicile, devant leur public, Maé Marie Charrier et Diabaté ont affiché une détermination et une puissance qui pourraient rapidement faire d’elles les deux grandes menaces du tournoi.
Deux joueuses, une même ambition : gagner
La Côte d’Ivoire n’a pas fait dans la dentelle. Trois matches, trois victoires. Deux succès en simple, puis une démonstration en double. La journée inaugurale a tourné à l’avantage des Ivoiriennes, qui ont imposé leur rythme et leur loi.
Le point d’orgue de cette entrée en matière restera incontestablement le double. Associées pour la première fois dans cette compétition, Charrier et Diabaté ont littéralement étouffé le tandem rwandais Nishimwe-Tuyishime, balayé en seulement 34 minutes : 6-1, 6-0.
Une véritable démonstration de force.
« C’est une belle performance des Ivoiriennes qui mettent déjà la pression sur leurs adversaires. C’est encourageant et c’est à féliciter », analyse Koffi, DTN adjoint et capitaine de l’équipe nationale féminine de Côte d’Ivoire.
Charrier, le métronome qui ne tremble pas
Chez Maé Marie Charrier, le tennis semble se jouer avec une règle simple : ne rien donner à l’adversaire. Puissance, régularité, concentration et une étonnante maîtrise des moments importants : la jeune Ivoirienne s’est comportée comme une véritable patronne du court. Ses déplacements, ses retours et ses accélérations donnent à son jeu une dimension particulièrement spectaculaire.
Mais c’est peut-être dans son regard que se lit le mieux son caractère. Fixe, déterminé, presque glacial. Charrier ne sourit guère lorsqu’elle est sur le court. Elle observe, analyse et frappe. « Ce n’est pas mal pour une bonne joueuse », glisse le coach Koffi, avec un sourire.
Pour sa première participation à une compétition de cette envergure, Charrier n’a pourtant pas semblé impressionnée par l’enjeu. Bien au contraire. Diplômée récemment aux États-Unis en communication et arts, elle veut désormais franchir une nouvelle étape et se lancer pleinement dans le tennis professionnel.
« J’ai hâte de m’y lancer à fond. Mais je dois d’abord prouver ici et montrer le meilleur de moi-même dans ce tournoi », confie-t-elle avec passion.
Et si certains observateurs voient déjà en elle l’un des grands espoirs du tennis féminin ivoirien, Charrier préfère rester humble. Pour elle, le véritable secret se trouve dans le collectif. « En équipe, on essaie de se soutenir, de se compléter. L’objectif, c’est de gagner. »
Diabaté, sur les courts, c’est l’étudiante intelligente assidue
Diabaté, l’autre lame
Face à Charrier, le jeu de Diabaté possède une autre identité. Mais le résultat est tout aussi redoutable.
Puissante, appliquée et efficace dans ses productions, la jeune Ivoirienne a elle aussi impressionné pour sa première apparition dans une compétition internationale de cette importance.
« Elle est encore moins connue ici, mais c’est une excellente joueuse, puissante et correcte dans sa production de jeu », souligne le capitaine Koffi.
Son association avec Charrier pourrait donc devenir l’une des armes majeures de la Côte d’Ivoire dans cette compétition.
Deux styles différents. Une même puissance. Une même faim de victoire.
C’est précisément cette complémentarité qui fait du tandem ivoirien un véritable poison pour les adversaires.
Le danger vient désormais de Côte d’Ivoire
Après cette première journée réussie à 100 %, Charrier et Diabaté portent déjà une partie des espoirs du tennis féminin ivoirien. Mais pas question pour les deux joueuses de s’enflammer. La compétition est longue et les adversaires vont désormais les regarder autrement.
Aujourd’hui, les Éléphantes affrontent le Mozambique pour leur deuxième journée. Une nouvelle occasion pour Charrier et Diabaté de confirmer leur statut de joueuses à surveiller, tandis que Jaurès Kouamé pourrait également effectuer son entrée dans la compétition.
Dans les autres rencontres, le Bénin affrontera le Lesotho, les Seychelles seront opposées au Congo, tandis que la RD Congo croisera la Zambie. Une chose est déjà certaine : après la démonstration du premier jour, les adversaires savent désormais à quoi s’attendre.
Le danger est ivoirien. Et il porte deux noms : Charrier et Diabaté.
Valéry Kelly