Ouragahio : La communauté baoulé de Kpapékou à la conquête des clés de la CMU auprès de l’ONG UFDCEM

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Ouragahio : La communauté baoulé de Kpapékou à la conquête des clés de la CMU auprès de l’ONG UFDCEM

Il est des rencontres qui ne font pas la une des grands événements, mais qui portent en elles une importance capitale pour la vie quotidienne des populations. Celle qui s’est tenue ce lundi 3 août 2026 au siège social de l’ONG UFDCEM à Ouragahio appartient à cette catégorie.

En cette fin de matinée, le portail de l’organisation s’ouvre sur une délégation venue de Kpapékou. À sa tête, le chef de la communauté baoulé, Kouamé Yao Jules. Les salutations sont fraternelles. Les échanges commencent dans une atmosphère de respect et d’écoute.

Mais derrière cette visite, il n’y a ni cérémonie officielle ni simple rencontre de courtoisie. La délégation est venue chercher des informations précises sur une question qui touche directement les familles : la Couverture Maladie Universelle (CMU).

Face aux visiteurs, l’apôtre Yaon Pierre Nicaise, secrétaire à l’organisation et superviseur des projets de l’ONG UFDCEM, accueille la délégation. Rapidement, les discussions s’orientent vers les préoccupations essentielles : comment effectuer les cotisations ? Quelles sont les démarches à suivre ? Comment maintenir ses droits ouverts auprès de la CMU ?

Dans la salle de réunion, les questions fusent. Les représentants de la communauté baoulé de Kpapékou veulent comprendre le mécanisme de cette protection sociale destinée à faciliter l’accès aux soins pour les populations.

Avec pédagogie, l’apôtre Yaon Pierre Nicaise explique les différentes étapes. Il rappelle que l’obtention de la carte CMU constitue une première étape, mais que la régularité des cotisations demeure indispensable pour bénéficier pleinement des avantages du dispositif.

« La carte CMU ouvre une porte, mais ce sont les cotisations régulières qui permettent de la garder ouverte. La santé est un droit pour tous, mais elle repose aussi sur un engagement citoyen. Notre mission est d’accompagner les populations afin qu’elles comprennent pleinement le fonctionnement de la CMU. »

Au fil des explications, les inquiétudes laissent progressivement place à une meilleure compréhension. Les membres de la délégation prennent des notes, posent leurs dernières questions et repartent avec des réponses concrètes.

Pour le chef de la communauté baoulé de Kpapékou, cette démarche répond à une attente de ses populations.

« Nous étions venus chercher des explications précises. Nous repartons avec des réponses claires. Notre devoir est maintenant de transmettre ces informations à toute la communauté baoulé de Kpapékou afin que chacun puisse respecter ses cotisations et bénéficier des avantages de la CMU. »

Au-delà d’une rencontre, un message de proximité

Une réunion se termine souvent lorsque les chaises se vident et que les participants regagnent leurs occupations. Mais pour un journaliste, c’est parfois à cet instant que commence véritablement l’histoire à raconter.

Au sortir de cette audience, l’équipe de reportage  a recueilli les impressions des deux principaux acteurs de cette rencontre.

Pour l’apôtre Yaon Pierre Nicaise, cette initiative traduit une évolution positive dans la sensibilisation des communautés.

« Lorsque les communautés viennent elles-mêmes demander des informations, c’est la preuve que le message progresse. Nous continuerons notre travail de proximité pour que personne ne soit laissé de côté dans l’accès à la protection sociale. »

Le chef Kouamé Yao Jules salue également l’accueil réservé à sa délégation et la qualité des échanges.

« Nous remercions l’ONG UFDCEM pour son accueil et pour la qualité des explications. Notre communauté est désormais mieux informée. Nous allons sensibiliser nos populations afin qu’elles accomplissent les démarches nécessaires pour cotiser régulièrement à la CMU. »

En quittant le siège social de l’ONG UFDCEM, les membres de la délégation baoulé de Kpapékou repartent avec plus que des informations administratives. Ils repartent avec une responsabilité : celle de transmettre le message à leur communauté.

Car derrière une cotisation, parfois modeste, se joue une question essentielle : pouvoir se soigner lorsque la maladie survient.

À Ouragahio comme dans les villages environnants, la protection sociale avance souvent par petites étapes : une rencontre, une explication, une prise de conscience.

Ce lundi 3 août 2026, au siège de l’ONG UFDCEM, une nouvelle page de cette sensibilisation vient d’être écrite.

IGOUE N’CHIRA

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