Côte d’Ivoire /Ouragahio : Génies en herbe et danses traditionnelles, les enfants Baoulé s’imposent en finale

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Côte d’Ivoire /Ouragahio : Génies en herbe et danses traditionnelles, les enfants Baoulé s’imposent en finale

Il y avait des cahiers, des questions de grammaire, des tam-tams, des costumes traditionnels et, surtout, des enfants. Beaucoup d’enfants. Des regards concentrés, des mains qui se lèvent avec assurance, puis des sourires qui éclatent lorsque la bonne réponse tombe. Mardi 21 juillet 2026, à l’Espace Ami des Enfants (EAE) du Centre social de Grand Ouragahio, la jeunesse a offert ce que la Côte d’Ivoire possède de plus précieux : son intelligence, son talent et sa diversité culturelle.

Le décor était celui de la deuxième édition des activités récréatives organisées par le Centre social de Grand Ouragahio, avec l’appui financier de l’UNICEF et sous la supervision du ministère de l’Emploi et de la Protection sociale.

La grande finale, qui s’est déroulée dans la grande salle du Centre social de Grand Ouragahio, a opposé les enfants de la communauté Baoulé à ceux de la communauté Malinké, dans deux disciplines majeures : le concours de génies en herbe et la danse traditionnelle.

Cette confrontation amicale, placée sous le signe du respect, de la fraternité et du vivre-ensemble, a transformé la salle en un véritable théâtre de l’intelligence, de la créativité et des traditions. Ici, la compétition n’était pas une bataille, mais une rencontre. Un moment où chaque enfant pouvait montrer son savoir, valoriser son identité culturelle et apprendre de l’autre.

La cérémonie s’est tenue en présence d’Affou Allé Didier Joël, directeur du Centre social de Grand Ouragahio, de Bahui Paul Arnaud, quatrième adjoint au maire de la commune de Ouragahio, de la cheffe du service socio-culturel ainsi que du président du Comité de protection des enfants de Ouragahio.

Leur présence témoignait de l’importance accordée à la protection de l’enfance et à la mise en place d’activités favorisant l’épanouissement, l’éducation et la cohésion sociale.

L’intelligence au rendez-vous

Le moment le plus attendu de cette journée fut sans doute le concours de génies en herbe. Une épreuve conçue pour stimuler les connaissances des enfants, développer leur esprit d’équipe et renforcer leur confiance en eux.

Face aux questions de culture générale, de français et notamment de grammaire, les candidats ont démontré leur capacité à réfléchir rapidement et à défendre leurs réponses avec assurance.

Les questions s’enchaînent. Les regards se croisent. Le silence s’installe avant chaque réponse. Puis viennent les applaudissements.

À ce jeu de l’intelligence, les enfants de la communauté Baoulé se montrent particulièrement inspirés. Leur maîtrise de la langue française, notamment des règles grammaticales et des subtilités de l’accord du participe passé, leur permet de prendre l’avantage et de décrocher la première place sous les encouragements du public.

La culture danse sur scène

Mais la journée ne pouvait pas s’arrêter aux mots. Après l’intelligence, place au rythme et aux traditions.

Les enfants reviennent sur scène, vêtus de leurs habits traditionnels. Les instruments résonnent. Les pas s’enchaînent. Les mouvements racontent une histoire.

La finale de danse traditionnelle oppose également les enfants des communautés Baoulé et Malinké. Chaque groupe dévoile la richesse de son patrimoine culturel à travers des prestations pleines d’énergie et de passion.

Une nouvelle fois, les enfants de la communauté Baoulé séduisent le jury et le public par une prestation remarquable, remportant la finale de danse traditionnelle.

Les enfants de la communauté Malinké, loin de démériter, ont également marqué les esprits par leur talent, leur discipline et leur attachement à leurs traditions.

Le Centre social salue une initiative éducative

Prenant la parole, Affou Allé Didier Joël, directeur du Centre social de Grand Ouragahio, a rappelé l’objectif de cette initiative.

« À travers ces activités, nous voulons offrir aux enfants un espace où ils peuvent apprendre autrement, développer leur intelligence, exprimer leurs talents et s’épanouir dans un environnement protecteur. Voir ces enfants démontrer une telle maîtrise de la grammaire et valoriser nos danses traditionnelles est une grande satisfaction. Nous remercions l’UNICEF et le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale pour leur accompagnement dans cette belle initiative », a-t-il déclaré.

Pour Bahui Paul Arnaud, quatrième adjoint au maire de la commune de Ouragahio, cette activité représente bien plus qu’un simple moment de divertissement.

« Ces enfants sont la fierté de notre commune. Aujourd’hui, ils nous montrent que l’excellence ne se limite pas aux salles de classe. En valorisant à la fois le savoir et notre patrimoine culturel, ils deviennent les meilleurs ambassadeurs de Ouragahio. La municipalité continuera d’accompagner toutes les initiatives qui contribuent à leur éducation, à leur protection et à leur épanouissement », a-t-il déclaré au micro de notre équipe de reportage.

La victoire d’une jeunesse unie

Au fil des heures, une évidence s’est imposée. L’Espace Ami des Enfants n’est pas seulement un lieu où les enfants occupent leurs vacances scolaires. C’est un espace où se construisent les citoyens de demain.

À travers les questions de culture générale et les danses traditionnelles, les jeunes participants ont appris à réfléchir, à créer, à respecter l’autre et à découvrir la richesse des différentes communautés.

En mettant face à face, dans un esprit de saine compétition, les enfants Baoulé et Malinké, le Centre social de Grand Ouragahio a démontré que les différences culturelles ne sont pas des obstacles, mais des richesses à partager.

Grâce à l’organisation du Centre social de Grand Ouragahio, à l’appui financier de l’UNICEF et à la supervision du ministère de l’Emploi et de la Protection sociale, cette deuxième édition 2026 restera gravée dans les mémoires.

À la fin de la journée, les trophées ont trouvé leurs propriétaires. Les enfants de la communauté Baoulé ont remporté les deux grandes finales : celle du concours de génies en herbe et celle de la danse traditionnelle.

Mais au-delà des résultats, une autre victoire s’est imposée : celle de l’enfance, du partage et du vivre-ensemble.

Pendant quelques heures, la grande salle du Centre social de Grand Ouragahio a résonné des applaudissements d’un public venu célébrer une jeunesse capable de conjuguer intelligence, culture et espérance.

Le triomphe des enfants Baoulé restera comme l’un des moments forts de cette deuxième édition 2026, une édition où la plus belle récompense aura finalement été l’unité entre les communautés.

IGOUE N’CHIRA

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