Côte d’Ivoire /Lutte contre le remblayage anarchique : une action renforcée sur le terrain

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Côte d’Ivoire /Lutte contre le remblayage anarchique : une action renforcée sur le terrain

En Côte d’Ivoire, la lutte contre le remblayage anarchique prend une nouvelle dimension. Sous l’impulsion du ministre délégué chargé des Affaires maritimes, Célestin SEREY Doh, les actions sur le terrain se multiplient pour freiner un phénomène aux conséquences de plus en plus préoccupantes.

Ce vendredi 17 avril 2026, la gare centrale des gros porteurs de Koumassi a servi de cadre à une vaste opération de sensibilisation menée par la brigade anti-remblayage. À la manœuvre, le commandant de ladite brigade, le capitaine Cissé, entouré de ses équipes, face à des transporteurs directement impliqués dans la circulation des matériaux de remblai.

L’objectif était clair : alerter et responsabiliser. Car derrière le remblayage anarchique se cachent des réalités alarmantes, obstruction des voies naturelles d’écoulement des eaux, aggravation des inondations, destruction progressive des zones lagunaires et déséquilibre écologique.

Dans un ton à la fois pédagogique et ferme, le capitaine Cissé a rappelé les règles en vigueur. « Le transport et le déversement de déblais sont strictement encadrés. Tout contrevenant s’expose à des sanctions sévères », a-t-il martelé, annonçant une intensification des contrôles dans les jours à venir.

Cette descente s’inscrit dans une stratégie nationale de préservation du domaine maritime et lagunaire, portée par le ministre Célestin SEREY Doh. Une stratégie qui repose sur un triptyque clair : sensibiliser, encadrer et sanctionner.

Sur le terrain, cette approche se traduit par une présence accrue des brigades spécialisées, mais aussi par un dialogue direct avec les acteurs concernés. Les transporteurs, de leur côté, ont exprimé leur volonté de se conformer aux règles, tout en plaidant pour la création de sites officiels de déversement accessibles.

Au-delà de la répression, l’État entend instaurer une véritable culture de responsabilité environnementale. Une nécessité face à l’urbanisation rapide d’Abidjan et aux défis climatiques croissants.

En intensifiant la lutte contre le remblayage anarchique, les autorités ivoiriennes envoient un signal fort : la protection de l’environnement n’est plus une option, mais une exigence nationale.

Ronel K.

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