Côte d’Ivoire / Ouragahio : Des femmes de Karahi protestent contre la hausse du tarif des motos-taxis

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Côte d’Ivoire / Ouragahio : Des femmes de Karahi protestent contre la hausse du tarif des motos-taxis

Les femmes du village de Karahi, localité située à environ deux kilomètres de la commune de Ouragahio, dans le département de Gagnoa, ont exprimé mercredi leur opposition à l’augmentation du tarif des motos-taxis, fixé à 200 FCFA.

Selon les manifestantes, cette hausse constitue une charge supplémentaire pour les ménages, déjà confrontés à des difficultés économiques. « Nous ne pouvons pas accepter cette hausse sans concertation. Cela impacte directement nos activités quotidiennes », a indiqué une habitante.

La mobilisation, qui s’est déroulée dans une ambiance encadrée et sans incident majeur, a enregistré la participation de la jeunesse du village ainsi que le soutien des hommes.

La vice-présidente des femmes de Karahi, Mme Douha Julie, a appelé à la révision de cette mesure.

« Nous demandons aux conducteurs de motos-taxis de revoir ce tarif à la baisse. Nos populations souffrent déjà et cette augmentation ne fait qu’aggraver leur situation. Nous restons ouvertes au dialogue pour trouver une solution acceptable pour tous », a-t-elle déclaré.

La chefferie traditionnelle a également apporté son appui à cette initiative. Le secrétaire général de la chefferie, Kessié Ogoré Adji, s’exprimant au nom du chef du village, a estimé que cette revendication est légitime. « Le chef soutient pleinement la démarche des femmes de Karahi. Il s’agit d’une lutte pour la défense des intérêts de la population. Nous invitons les acteurs du transport à privilégier le dialogue afin de préserver la cohésion sociale », a-t-il affirmé.

Interrogé par notre équipe de reportage sous couvert de l’anonymat, un conducteur de moto-taxi a justifié cette augmentation par la hausse des charges liées à l’activité. « Le prix du carburant augmente, l’entretien des motos coûte cher et nous devons aussi subvenir aux besoins de nos familles », a-t-il expliqué.

Face à des positions encore divergentes, l’ouverture rapide d’un cadre de concertation apparaît désormais indispensable pour éviter toute crispation. Cette situation met en lumière la nécessité d’un équilibre durable entre les impératifs économiques des transporteurs et le pouvoir d’achat des populations, dans un contexte où la préservation de la cohésion sociale demeure un enjeu majeur pour la stabilité des communautés rurales.

IGOUE N’CHIRA

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