Côte d’Ivoire / Ouragahio : Une délégation conduite par le sous-préfet se rend à Mama après la noyade tragique de deux écoliers

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Côte d’Ivoire / Ouragahio : Une délégation conduite par le sous-préfet se rend à Mama après la noyade tragique de deux écoliers

C’est dans une atmosphère empreinte de douleur et de recueillement qu’une délégation officielle, conduite par Monsieur Lanciné Fofana Kader, sous-préfet de Ouragahio, s’est rendue ce mercredi en fin d’après-midi dans le village de Mama. L’objectif : présenter les condoléances de l’État aux familles endeuillées, à la suite de la noyade tragique de deux enfants, survenue le dimanche 11 mai dans un lac artificiel situé en périphérie du village.

Les deux jeunes victimes, K. Michaël, 13 ans, élève en classe de CM1 à l’École Primaire Publique de la Municipalité de Ouragahio, et D. Christ, 10 ans, inscrit en CM2 à l’EPP Mama 2, ont été emportées par les eaux, dans des circonstances tragiques qui ont profondément ému la population locale.

Aux côtés du sous-préfet, plusieurs personnalités administratives, sécuritaires et coutumières ont pris part à cette visite de compassion. On notait notamment la présence de M. Gnagno Kadji Adolphe, président du collectif des chefs traditionnels du Grand Ouragahio et chef du village de Kpapékou, accompagné de plusieurs notables ; du commissaire Dadie Brahima, chef de service du commissariat de police de Ouragahio ; d’un représentant du commandant de la brigade de gendarmerie ; ainsi que de M. Ouraga Kouassi Bertin, chef du village de Mama, entouré de sa notabilité.

Accueillie selon les civilités d’usage, la délégation a été introduite par un mot de bienvenue prononcé par le chef du village. Un moment de recueillement a ensuite permis à chacun de témoigner sa solidarité aux familles des défunts. Prenant la parole, le sous- préfet Lanciné Fofana Kader a exprimé, au nom des autorités étatiques, la compassion de l’État face à cette épreuve douloureuse. Il a, par ailleurs, lancé un appel à la vigilance collective, insistant sur l’impérieuse nécessité de restreindre l’accès des enfants aux zones à risque, notamment autour de ce lac artificiel, dont la dangerosité appelle des mesures préventives immédiates.

Les familles éplorées, visiblement émues par cette marque de considération, ont salué la démarche. « Votre présence aujourd’hui atténue quelque peu notre peine », a déclaré un porte-parole des familles endeuillées, tout en exhortant les autorités à agir concrètement pour éviter de nouveaux drames.

Ce tragique événement met une fois de plus en lumière les défis persistants liés à la sécurisation des infrastructures rurales. La gestion de certains aménagements à risque, comme ce plan d’eau artificiel, reste floue, relançant le débat sur la régulation et le contrôle des espaces publics en milieu villageois.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les deux enfants, amis proches, revenaient d’un champ en compagnie de la mère de l’un d’eux. En chemin, ils se sont souvenus avoir oublié leur machette près de la voie menant à la scierie Serve. Une fois à la maison, la mère constata leur absence prolongée. Gagnée par l’inquiétude, elle alerta le voisinage, déclenchant une mobilisation générale dans le village. Les recherches menées conduisirent à la découverte des chaussures des enfants abandonnées au bord du lac artificiel, révélant l’issue fatale de leur escapade.

Clôturée aux environs de 18 heures, cette visite de compassion, au-delà de sa portée symbolique, pourrait constituer un tournant dans la mise en œuvre de politiques publiques plus ambitieuses, centrées sur la protection de l’enfance et la sécurisation des zones à forte vulnérabilité.

DJACK ZOLA, Correspondant régional

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