Côte d’Ivoire : Un meurtrier interpellé à la lisière de la forêt du Banco après avoir poignardé son ami avec un tesson de bouteille à Abobo Derrière-Rails

162

Côte d’Ivoire : Un meurtrier interpellé à la lisière de la forêt du Banco après avoir poignardé son ami avec un tesson de bouteille à Abobo Derrière-Rails

Un drame s’est produit dans le quartier d’Abobo Derrière-Rails le 27 février dernier, où une altercation entre deux jeunes hommes a viré au tragique. Karambe Aboubacar, alias Bouba, a succombé à ses blessures après avoir été violemment attaqué avec un tesson de bouteille. L’auteur présumé du crime, un certain K.K., surnommé Chiki, a été arrêté après une spectaculaire course-poursuite à la lisière de la forêt du Banco.

Un signalement anonyme et une traque haletante

Tout commence à 16 heures, lorsque le commissariat du 21ᵉ arrondissement d’Abobo reçoit un appel anonyme signalant la présence de Chiki dans le quartier Céleste. Ce jeune homme de 23 ans, sans emploi, est activement recherché pour le meurtre de Bouba.

Sans perdre une seconde, une équipe de quatre policiers est dépêchée sur les lieux. À leur arrivée, ils aperçoivent le suspect non loin de la forêt du Banco. Mais dès qu’il remarque la présence des forces de l’ordre, Chiki prend la fuite, s’enfonçant dans la végétation dense.

Une course-poursuite s’engage alors dans cet environnement hostile. Les policiers, déterminés à ne pas le laisser s’échapper, bravent les obstacles naturels et, après de longues minutes de traque, parviennent à le maîtriser. Chiki est aussitôt conduit au poste de police sous haute surveillance.

Les dernières paroles de la victime accablent son agresseur

Transporté en urgence à l’hôpital Houphouët-Boigny, Bouba, dans un dernier souffle, aurait désigné Chiki comme son agresseur. Selon les témoignages, il aurait affirmé que ce dernier l’avait attaqué avec un tesson de bouteille. Un ami de la victime ainsi que son oncle confirment cette accusation, renforçant le dossier à charge contre Chiki.

Un individu redouté dans le quartie

Loin d’être un inconnu des services de police, Chiki était une figure redoutée à Derrière-Rails. Plusieurs plaintes avaient déjà été déposées contre lui pour des faits d’agression par l’arme blanche et des bagarres à la machette.

Interpellé et placé en garde à vue, il a été déféré au parquet pour répondre de ses actes. Cette affaire, qui secoue le quartier, relance une fois encore le débat sur l’insécurité et la violence des gangs qui gangrènent certains secteurs d’Abidjan.

Djack Zola, correspondant régional

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.