Côte d’Ivoire / Préservation du patrimoine mondial de l’UNESCO : L’ancienne Mosquée historique de Siana réhabilitée
Côte d’Ivoire / Préservation du patrimoine mondial de l’UNESCO : L’ancienne Mosquée historique de Siana réhabilitée
Dans le cadre du programme issu du protocole d’accord signé le mercredi 29 novembre 2024, au Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire à Abidjan-Plateau, par la ministre de la Culture et de la Francophonie Françoise Remarck et l’Ambassadeur des États Unis d’Amérique Jessica Davis Ba, pour la préservation du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Office Ivoirienne pour le Patrimoine Culturel (OIPC) en charge du programme de la préservation et de la réhabilitation des mosquées de style soudanais au nord de la Côte d’Ivoire, a restauré la Mosquée du village de Siana dans le département de Séguéla.
Ce projet couvre l’ancienne Mosquée historique du village de SIANA qui abrite plusieurs sites touristiques et culturels crées depuis des décennies dans la région du Worodougou sur l’Axe Séguéla-Mankono.
Le projet vise aussi à réhabiliter les mosquées des localités de Kani, Boron dans la région du Poro, de Nafana, dans la région du Tchologo, de Tiéningboué, dans la région du Béré. 5 mosquées sont concernées par ce programme qui s’inscrit dans le cadre du Fonds pour la Préservation culturelle (FAPC).
Ce projet noble piloté par le Dr Fabrice Alima et M. Lassinan Traoré gestionnaire du projet en Côte d’Ivoire, nommé par décret présidentiel, est proposé par la Côte d’Ivoire et retenu par le FAPC, à travers l’Office Ivoirien du Patrimoine Culturel (OIPC).
« Dans le projet il y a 20 mosquées au total qui sont déjà connues comme des monuments historiques nationaux qui ne doivent pas disparaître et 8 sont dans États susceptibles à améliorer », a indiqué Dr Alima Fabrice, homme de terrain qui a pour défi de réhabiliter ou restaurer toutes les 20 mosquées enregistrées sur l’étendue du territoire national. Étant dans la deuxième étape de SIANA, l’équipe de OIPC sélectionne des maçons traditionnels, qui ont de l’expérience dans les œuvres d’art et traditionnelles formés par des experts venant de Tombouctou et Diène intégrées le groupe, ce qui nous donne une équipe de 30 personnes à SIANA, où il s’agit de retirer tous éléments modernes, c’est-à-dire le ciment et le béton qui ont été placés pour renforcer l’édifice. Et pour des questions d’équilibre hiérarchique, le secrétariat exécutif a voulu siéger dans une ville sans mosquée à réhabiliter », a fait savoir l’expert. M.Traoré Lassinan a toutefois mentionné les difficultés auxquelles ils sont confrontés sur le terrain dans la réalisation de ce projet.
« Il faut préciser que nous sommes souvent confrontés à des situations d’incompréhension avec les villageois. Pour laquelle il faut vraiment beaucoup de patience et de sensibilisation. On, des sites on ne nous permet pas d’y accéder, pour des questions des tendances, ou même des politiciens veulent mettre la main croyant que c’est un projet politique », a précisé M. Traoré Lassinan.
Dosso Correspondant régional