Côte d’Ivoire / Korhogo : Le Projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et à l’Assainissement (PASEA) officiellement lancé

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Côte d’Ivoire / Korhogo : Le Projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et à l’Assainissement (PASEA) officiellement lancé

Le 22 novembre 2024, à Korhogo, le ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), en partenariat avec la Banque mondiale, a lancé officiellement les travaux du Projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et à l’Assainissement (PASEA). La cérémonie s’est tenue à la place de l’indépendance de Korhogo, en présence de nombreuses personnalités, dont Bouaké Fofana, ministre de la tutelle, Laurent Tchagba, ministre des Eaux et Forêts, et une forte mobilisation des autorités locales et de la population.

Un projet axé sur le développement humain

 Le PASEA a pour objectif de renforcer l’accès à des services d’eau potable et d’assainissement, tout en améliorant la performance technique des institutions du secteur de l’eau en Côte d’Ivoire. Selon Bouaké Fofana, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, ce projet vise à placer les populations ivoiriennes au centre des priorités du gouvernement. « C’est pour nos enfants, nos jeunes, c’est la promesse d’une éducation meilleure grâce à une eau saine et disponible dans les écoles », a souligné le ministre. Il a ajouté que le projet vise également à améliorer les conditions de vie des femmes, en réduisant la pénibilité liée à la recherche de l’eau, et à soutenir les agriculteurs et les entrepreneurs en leur offrant des infrastructures modernes et résilientes.

Le ministre a conclu en affirmant que le PASEA incarne l’ambition du gouvernement de bâtir une Côte d’Ivoire où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement sera un droit fondamental pour tous, et non plus un privilège réservé à quelques-uns.

Un programme multisectoriel pour un développement durable

 Laurent Tchagba, ministre des Eaux et Forêts, a quant à lui salué le caractère multisectoriel du programme, qui permettra d’accélérer la gestion intégrée des ressources en eau tout en répondant aux enjeux de l’assainissement. Selon lui, ce programme concret vise à inverser les tendances actuelles d’insécurité de l’eau et à garantir un développement harmonieux et durable du pays, avec un système d’assainissement maîtrisé et fonctionnel. Il a également lancé un appel à la mobilisation générale des citoyens pour assurer la réussite du programme et garantir une sécurité de l’eau pour tous.

Un partenariat fort avec la Banque mondiale

La directrice des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, Marie-Chantal Uwanyiligira, a exprimé la fierté de l’institution d’accompagner ce projet. « Nous sommes très fiers de pouvoir être vos partenaires », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de ce programme pour améliorer les conditions de vie des populations ivoiriennes.

Quatre composantes essentielles pour le succès du PASEA

Le PASEA comprend quatre composantes principales : la gestion et la mobilisation des ressources en eau, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, l’amélioration de l’accès aux services d’assainissement et d’hygiène, et le renforcement des capacités institutionnelles et de la gestion du projet. La première phase du programme se concentrera sur 11 régions du Nord de la Côte d’Ivoire, notamment la Bagoué, le Bounkani, le Folon, le Kabadougou, le Poro, le Tchologo, le Bafing, le Béré, le Gontougo, le Hambol et le Worodougou. Les phases suivantes pourront être étendues en fonction des besoins et des déficits hydriques.

Le coût global du projet est estimé à 1 200 millions de dollars (environ 730 milliards de FCFA) pour une durée de 11 ans.

J C

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