Côte d’Ivoire/ Fuite des produits agricoles : Les autorités ivoiriennes prennent des mesures fortes contre la commercialisation illégale du cacao
Côte d’Ivoire/ Fuite des produits agricoles : Les autorités ivoiriennes prennent des mesures fortes contre la commercialisation illégale du cacao
La Côte d’Ivoire tient jalousement à son rang de premier pays producteur mondial de cacao sans oublier les autres spéculations notamment le café, l’anacarde, le palmier à huile, l’ananas, qui font sa fierté sur le continent.
Pour ce faire, les autorités ivoiriennes ont toujours œuvré dans le sens de permettre aux producteurs agricoles ivoiriens de tirer meilleur profit de leur labeur en améliorant à la hausse le prix du kilogramme de chaque produit, à chaque campagne agricole afin de leur offrir un mieux-être à la hauteur du sacrifice laborieux fourni.
Malgré cet effort de part et d’autre, il est malheureusement constaté que certains producteurs ivoiriens refusent d’être patriotiques comme ils l’ont été lors de la CAN 2023 organisée en terre ivoirienne, qui a vu les Pachydermes ivoiriens monter sur le toit d’Afrique.
C’est pourquoi, les autorités ivoiriennes voulant prévenir le danger qui s’annonce menaçant pour l’économie du pays, sont montées au créneau lors du Conseil des ministres du 16 décembre 2024 pour dire non à cette gangrène qui ne dit pas son nom.
L’ampleur de cette fuite des produits agricoles ivoiriens, surtout du cacao, en désordre, inquiète la Côte d’Ivoire qui risque de faire une chute libre si aucune disposition n’est prise pour freiner l’hémorragie préjudiciable à l’économie du pays.
La fuite de ces produits agricoles ivoiriens représente une perte estimée à plusieurs millions de dollars dans les caisses de l’Etat de Côte d’Ivoire. Au cours de la campagne agricole de l’année dernière, environ 300000 tonnes pour une perte financière annuelle de 500 millions de dollars, soit près de 295 milliards de F CFA.
Une sensibilisation des paysans s’impose sur l’ensemble du territoire national, en tout cas, pour les acteurs économiques exerçant dans la filière café-cacao ensuite les producteurs des zones productrices de la matière première auxquels il faut associer les autorités policières qui doivent doubler d’effort de vigilance et de rigueur au niveau des frontières limitrophes des pays voisins où la contrebande est récurrente.
A cet effet, les autorités gouvernementales ont décidé de frapper fort en cas de manquement aux dispositions de la commercialisation et de l’exportation illicite des produits agricoles soumises à l’agrément en vigueur dans l’exercice de leurs activités commerciales.
Les personnes qui s’adonnent à ces activités illicites s’exposent notamment à la confiscation au profit de l’Etat, de leurs objets et produits des infractions, au retrait pur et simple du passeport, de l’agrément et enfin à la suspension du permis de conduire.
Il est par ailleurs institué, dans les différentes régions frontalières du pays, un comité régional de lutte contre la commercialisation et l’exportation illicites de produits agricoles soumises à agrément placé sous la présidence du Préfet de région.
Il faut signaler que les comités régionaux institués sont chargés de sensibiliser les populations, de veiller au renforcement des capacités opérationnelles des éléments dédiés puis suivra en cas d’infractions la répression par les juridictions compétentes.
Désirée TAPE
Légende photo :
La commercialisation illicite du cacao ivoirien, expose les contrevenants à des sanctions graves.