Région du Gôh / Un manque criant d’eau potable affecte durement les conditions de vie des populations
Les populations du village d’Olibribouo, situé dans la sous-préfecture de Gnagbodougnoa, à environ 22 kilomètres de Gagnoa, dans la région du Gôh, font face depuis plusieurs années à un manque criant d’eau potable, une situation qui affecte durement les conditions de vie des habitants.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le village ne dispose pas d’infrastructures hydrauliques adaptées pour satisfaire les besoins croissants de la population. Chaque jour, femmes, enfants et personnes âgées parcourent de longues distances à la recherche d’eau destinée aux besoins domestiques, exposant les habitants à des risques sanitaires.
Les habitants rappellent qu’en 1981, à la suite de l’épidémie du ver de Guinée qui sévissait dans la localité, le prêtre missionnaire Téa Labbé avait contribué à la réalisation d’un point d’eau afin de soulager les populations. Toutefois, plusieurs décennies après cette initiative, les besoins demeurent importants en raison de l’évolution démographique du village.
« L’eau est devenue une souffrance quotidienne pour nos familles. Nous lançons un appel aux autorités afin qu’elles nous viennent en aide avec des pompes hydrauliques modernes ou un château d’eau », a déclaré M. Zagol Babou, habitant du village.
Mme Adji Sofie, habitante d’Olibribouo, a également évoqué les difficultés rencontrées par les femmes du village. « Très tôt le matin, nous parcourons plusieurs kilomètres pour chercher de l’eau. Cela fatigue énormément les femmes et les enfants. Nous souhaitons que les autorités pensent à notre village », a-t-elle confié.
Pour M. Sorokobi Keakehi, cette pénurie d’eau devient de plus en plus préoccupante. « Pendant la saison sèche, les difficultés augmentent davantage. Certaines familles passent plusieurs heures avant d’obtenir de l’eau potable. Nous avons vraiment besoin d’un appui urgent », a-t-il indiqué.
Mme Gnagri Solange a, pour sa part, insisté sur les conséquences sociales de cette situation sur les enfants du village. « Nos enfants arrivent parfois en retard à l’école parce qu’ils doivent aider leurs parents à chercher de l’eau. Cette situation impacte toute la vie du village », a-t-elle déploré.
Outre les difficultés liées à l’eau potable, les populations d’Olibribouo plaident également pour la construction d’un marché moderne destiné aux commerçantes et vendeuses de la localité. À l’heure actuelle, les activités commerciales se déroulent dans des conditions précaires, sous le soleil et les intempéries.
« Nos mamans vendent souvent sous la pluie et sous un soleil intense. Un marché moderne permettrait d’améliorer leurs conditions de travail et de protéger leurs marchandises », a expliqué Mme Gnahoré Pauline, commerçante du village.
Face à ces difficultés, les habitants lancent un appel pressant aux autorités administratives, aux élus locaux ainsi qu’aux partenaires au développement afin que des solutions urgentes soient apportées pour améliorer durablement les conditions de vie des populations d’Olibribouo.
IGOUE N’CHIRA