Côte d’Ivoire /Partenariat CSRS-UNJCI : Marie-Laure N’Goran prône une signature vivante et durable

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Côte d’Ivoire /Partenariat CSRS-UNJCI : Marie-Laure N’Goran prône une signature vivante et durable

Le Centre Suisse de Recherches Scientifiques (CSRS) situé à Adiopodoumé Km 17, route de Dabou, a 75 ans. À la veille d’un colloque international consacré, du 22 au 24 septembre 2026 à Abidjan, à la recherche scientifique et au partenariat public-privé, et qui marque la célébration de son anniversaire, le CSRS et l’UNJCI ont décidé de convoler en justes noces. Au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) les deux parties ont signé, ce lundi 21 septembre 2026, dans son univers écologique, l’institution de recherche scientifique, et l’UNJCI Ont signé une convention-cadre de partenariat de trois ans, renouvelable.

Devant journalistes et personnel du Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Zoueu Jérémie, Directeur général du CSRS et Marie-Laure N’Goran, Présidente de l’UNJCI ont paraphé des documents pour sceller le pacte liant les deux institutions.

Cette convention vise à rapprocher davantage la recherche scientifique, les médias et les populations. Elle prévoit notamment un accès facilité des journalistes aux chercheurs, experts et informations scientifiques du CSRS, ainsi que la réalisation de reportages, interviews, dossiers, émissions, podcasts, conférences et visites des stations de recherche. Des sessions de formation destinées aux professionnels des médias pourront également être organisées à Abidjan et à l’intérieur du pays par l’UNJCI.

Pour le directeur général du CSRS, Zoueu Jérémie, cette coopération doit contribuer à réduire la distance entre la production scientifique et le grand public. Il a insisté sur l’importance d’une vulgarisation scientifique accessible, rigoureuse et fidèle aux résultats de la recherche. Santé, agriculture, sécurité alimentaire, biodiversité, environnement, changement climatique, sciences sociales et gouvernance figurent notamment parmi les domaines concernés.

De son côté, Marie-Laure N’Goran a surtout insisté sur l’après-signature. La présidente de l’UNJCI ne souhaite à une signature et finir aux oubliettes dans les tiroirs. Elle doit vivre. Elle doit se traduire par des actions concrètes, régulières et durables, afin de produire des résultats au bénéfice des chercheurs, des journalistes et, surtout, des populations.

Elle entend ainsi que le partenariat soit véritablement opérationnel, avec notamment la possibilité pour l’UNJCI d’orienter rapidement les journalistes vers les experts du CSRS lorsqu’ils ont besoin d’éclairages scientifiques.

Face à la circulation accélérée de l’information et aux défis liés à l’intelligence artificielle, elle a également appelé à renforcer la vérification des faits, la contextualisation et le recours aux sources compétentes. Un comité technique de veille et de coordination, composé de représentants des deux institutions, devra assurer le suivi des engagements et identifier les sujets prioritaires.

L’enjeu est donc désormais de passer de la signature à l’action et d’inscrire cette collaboration dans la continuité, voire dans la durée. Marie-Laure N’Goran tient à ce que la signature ne soit pas une finalité, mais le point de départ d’une collaboration concrète, voire à vie.

Cette convention intervient au moment où le CSRS célèbre ses 75 ans. L’institution organise, du 22 au 24 septembre 2026, un colloque international consacré à la recherche scientifique et au partenariat public-privé comme leviers du développement durable et du bien-être en Afrique subsaharienne.

Valery KELLY

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