Côte d’Ivoire / Ouragahio : Le métier de la prostitution devenu véritable source de revenu de la jeunesse

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Côte d’Ivoire / Ouragahio : Le métier de la prostitution devenu véritable source de revenu de la jeunesse

Ouragahio gros village Beté érigé en sous-préfecture en 1962 et commune en 1985 n’est pas épargné du plus vieux métier du monde.

Ce métier, gagne du terrain à Ouragahio capitale de la fève du cacao de côte d’Ivoire. Dans cette petite commune, la prostitution s’exerce à ciel ouvert. Des mineures comme les filles majeures se vendent dans des conditions qui dépassent l’entendement humain. Dans le quartier Gbetro, les filles de joie se font la belle. Les sous y passent.

Elles se vendent à l’hôtel du marché. Les prix vont de 2000 à 5000 F CFA., la passe selon la catégorie et le lieu où se déroule la partie de jambes en l’air.  A l’air libre, 1000 F, dans les bars climatisés 5000 F.

Dans le quartier Beté côté château, la nuit tombée, jeune filles et garçons se retrouvent avec une stratégie de copin -copine dans une intention de détourner le regard des passants.

Le grand marché, véritable nid des filles de joie

Le grand marché de la commune, situé non loin de la célèbre rue appelé « La rue aux Maquis » est un lieu d’exhibition des prostituées dès 20 heures. Déjà, le défilé des proxénètes et prostituées en grand nombre s’invite à la soirée avec les vas et viens dans tous les sens.

Tenues vestimentaires attirantes

Pour percer ce mystère et avoir des informations dans le milieu du plus vieux métier à Ouragahio, il faut être « comme eux ». S’habiller en responsable parfois selon le cadre.  D’autre part, Parler le langage « nouchi » ou   s’habiller en Pantalon Jeans, tee-shirt, paires de chaussures basket ou claquette profite à des jeunes hommes.

Aux abords du bitume jouxtant le marché, les filles sont habillées indecemment. Jupettes et tenues décolletées. Certaines fument, d’autres accostent de potentiels clients pour proposer leur service.

Le deal entre les gardiens du marché et les filles de joie est au beau fixe

Comme lieu de « détente sexuelle », avec la complicité de certains gardiens du marché, ils occupent un étal de commerçant, en prenant soin d’entourer le lieu de barrières faites de tables relevées sur le côté. A l’intérieur de cet abri de fortune, il n’y a pas de couchette. Seulement des bancs formant un lit Mais comment font-ils l’amour dans cet endroit ? « Les filles prennent appui sur le banc, le partenaire fait sa chose et se barre » a expliqué un jeune homme qui gère le périmètre.

En ce lieu, le plus souvent des jeunes gens de la rue, servent de garde de corps et de surveillant, des filles en contrepartie de la boisson et des billets de banque.

Selon S.D.V des fois, il empoche plus de 50 000 F CFA en une nuit dans La passe à l’hôtel du marché.

Sous le hangar, de la Gare de Mama et de taxis moto, trois à quatre couples peuvent entrer en même temps. Chacun faisant sa chose dans un coin sans se soucier des voisins.

A 100 mètres de là, se trouve l’école 3. Dans la cour de ce temple du savoir, les jeunes filles et leurs partenaires se libèrent silencieusement. Au prix de 1000 Frs pour un petit moment avec une position avancée. Le client paye la fille. Le plus souvent, c’est à partir de 22 heures que commence  ces activités ‘’moussokologique’’.

Lorsque le client prend trop de temps pour se libérer éclate une bagarre entre client et la jeune fille. De temps à autre, des agents de la police ou de la gendarmerie de Ouragahio descendent sur les lieux pour des rafles. Mais pas de prise parce que averties de l’arrivée des forces de l’ordre elles se cassent avec leurs complices.

« Nos filles sont toujours informé de la présence des forces de l’ordre sur nos différents sites », a expliqué un proxénète. L’une des prostitués qui a requis l’anonymat est formel : « le problème avec ces flics, c’est qu’ils b.… sans porter capote.et nous soutire des sous en plus. C’est pourquoi, nous prenons des dispositions ».

Cette quête facile du gain a entraîné l’entrée des mineures dans la prostitution. Elles ont entre 15 et 18 ans. Chaque soir, elles déambulent aux abords des espaces très fréquenté. Surtout, en face des maquis pour aguicher des clients.

« Quand elles ont la chance d’avoir un client, alors, non loin de là, se trouve des chambres de passe dans un couloir, où l’heure de location est à 1000 F CFA », a avoué A. k employé dans un hôtel à chambre de passe au quartier Assemblée de Dieu, situé à Gbetro. Selon ses explications, ils font entrer des sous les weekends. Comme si c’était un jeu d’enfant. Dans ces chambres de passe, des jeunes se sont transformés en proxénètes. Ils proposent de trouver des filles de joie de l’hôtel. Ils ont des numéros de téléphone des prostitués qu’ils contactent en cas de besoin pour le client.

Un certain pourcentage versé en fonction du rendement aux surveillants

En retour, la prostituée, en fonction de ce qu’elle gagne verse un pourcentage au jeune. « La commission peut aller jusqu’à 10% de la somme », a affirmé K H, un jeune du milieu.

Cependant, dans la plupart des cas, le prix de la passe est fixé par le jeune homme à la prostituée avant qu’elle ne vienne rencontrer le client. Les jeux sont faits. Et, chacun sait déjà combien lui rapporte la partie de jambes en l’air.

Que ce soit actuellement des filles un peu agées je pense que si des mesures ne sont pas prises par nos gouvernants, cela risque d’atteindre des mineures un jour. Peut-être ce genre d’exposition de ces filles plait à beaucoup d’hommes mais je ne sais pa si c’est la pauvreté qui a entrainé ça.

A averti un observateur de la lutte contre le genre.

Enquête réalisée par CSB

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