Côte d’Ivoire /Sakassou : Les femmes brisent le silence sur l’endométriose avec l’ONG Endo Woman Afrik

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Côte d’Ivoire /Sakassou : Les femmes brisent le silence sur l’endométriose avec l’ONG Endo Woman Afrik

Lancée le samedi 4 juillet 2026 au Centre culturel de Sakassou, la campagne de sensibilisation sur l’endométriose et les droits à la dignité menstruelle, initiée par l’ONG Endo Woman Afrik, s’est achevée le vendredi 10 juillet 2026 à la salle de conférence de la préfecture de Sakassou. Durant une semaine, cette initiative a permis de sensibiliser les populations, mais aussi d’offrir des consultations gynécologiques et des dépistages gratuits à l’Hôpital général de Sakassou, du 6 au 10 juillet.

Présidant la cérémonie de clôture au nom de la présidente de l’ONG, la vice-présidente, Gandonou Assepo, s’est réjouie des résultats enregistrés dans le département de Sakassou. Selon elle, cette campagne a connu un franc succès au regard de la faible connaissance de cette pathologie par les populations. « Cette campagne a permis de briser le silence autour de l’endométriose et de sensibiliser un grand nombre de femmes sur cette maladie encore trop méconnue », a-t-elle déclaré.

Elle a indiqué que la campagne a débuté par une procession de sensibilisation ayant permis de toucher près de 400 femmes à travers la ville. La conférence publique organisée le 4 juillet a, quant à elle, réuni environ 200 participantes. À l’issue de cette rencontre, une cinquantaine de femmes, soit près du quart des participantes, ont bénéficié de consultations gynécologiques gratuites au cours de la semaine.

Profitant de cette tribune, Gandonou Assepo a salué l’accompagnement des autorités administratives, sanitaires et locales dans la réussite de cette campagne. Elle a rappelé que l’endométriose constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique et a appelé les pouvoirs publics à poursuivre leur soutien afin d’améliorer la prise en charge des femmes atteintes.

« Notre engagement est de continuer à porter la voix de celles qui souffrent parfois pendant de longues années sans diagnostic et de contribuer, avec les autorités et les professionnels de santé, à une meilleure prise en charge de cette maladie », a-t-elle affirmé.

Elle a, par ailleurs, exhorté les femmes à consulter un professionnel de santé dès l’apparition de douleurs pelviennes inhabituelles ou persistantes, afin de favoriser un diagnostic précoce.

Présent lors de la clôture, le gynécologue de l’Hôpital général de Sakassou, Dr Sery Bi Rodolphe, a dressé un bilan satisfaisant de la campagne médicale. Il a indiqué que plus de 50 femmes ont bénéficié des consultations et des dépistages gratuits. Parmi elles, deux cas d’endométriose ont été confirmés et sont actuellement pris en charge pour une durée de six mois.

Le spécialiste a insisté sur l’importance de la sensibilisation, soulignant que les symptômes de l’endométriose sont souvent confondus avec ceux d’autres affections gynécologiques. « Le conseil que nous pouvons donner à toutes ces femmes est de continuer à se faire sensibiliser. L’endométriose est une maladie encore mal connue, car ses signes ressemblent à ceux d’autres pathologies. Dès qu’une femme ressent une douleur pelvienne intense et cyclique, elle doit consulter afin qu’un diagnostic soit posé le plus tôt possible », a-t-il recommandé.

Cette initiative a été saluée par les femmes de Sakassou. S’exprimant au nom de celles-ci, la vice-présidente des femmes de la commune de Sakassou, Oka Odile, a estimé que cette campagne contribuera à améliorer la santé des femmes, notamment en milieu rural.

« La femme souffre souvent en silence sans exprimer le mal dont elle est victime. Grâce à ces consultations, plusieurs peuvent désormais connaître leur état de santé. Il est essentiel de poursuivre ces actions en direction des femmes rurales », a-t-elle déclaré.

Créée en 2019, l’ONG Endo Woman Afrik œuvre à la sensibilisation sur l’endométriose, à l’accompagnement des femmes atteintes par cette maladie et au plaidoyer auprès des autorités afin d’améliorer leur prise en charge médicale et psychosociale.

J C

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