lOuragahio / 164 admis au bac 2026 : Une moisson sous tension au lycée municipal

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Ouragahio / 164 admis au bac 2026 :  Une moisson sous tension au lycée municipal

Ce lundi 6 juillet 2026, Il y avait du monde, beaucoup de monde, ce matin-là, dans la cour du lycée municipal de Ouragahio, à 17 kilomètres de Gagnoa. Du bruit, des pas pressés, des regards fixés sur les panneaux d’affichage. Et cette tension silencieuse que seuls connaissent les jours de proclamation.

Le baccalauréat 2026 venait de livrer son verdict.

Dans cette session, 569 candidats étaient inscrits en séries A1, A2, C et D, dont 243 filles et 326 garçons. Ils étaient 558 présents le jour des épreuves, soit 242 filles et 316 garçons.

Au final, le jury a tranché : 164 admis, dont 66 filles et 98 garçons. Le taux de réussite s’établit à 29,39 %. Les filles affichent 27,27 %, les garçons 31,81 %.

Une scène de terrain, sans filtre

Notre équipe de reportage a constaté sur le terrain une ambiance électrique dès les premières minutes. Les résultats circulent, les noms s’arrachent, les visages se figent puis explosent. Ici, on crie. Là, on tombe dans les bras d’un camarade. Plus loin, on s’éloigne sans un mot. La joie est brutale. La déception aussi.

Le jury face aux candidats

La proclamation s’est déroulée en présence du président du jury, le Dr Coulibaly Lacina Fanlegue, maître de conférences à l’Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo, et du vice-président, Yao Kouadio Honoré, Inspecteur général.

Le président du jury a tenu un langage simple, sans détour : « Les résultats proclamés aujourd’hui reflètent les efforts fournis par les candidats tout au long de l’année scolaire. Je félicite les admis pour leur réussite et les invite à poursuivre leurs études avec sérieux et humilité. À ceux qui n’ont pas été déclarés admis cette année, je voudrais dire que cet échec n’est pas une fin en soi. Avec davantage de travail, de persévérance et de détermination, ils pourront revenir plus forts lors de la prochaine session. »

Des noms, des vies, des instants

Parmi les admis, les émotions ont pris le dessus. N’ga Yobouet Achille, série D, sourit encore en revoyant la liste. « C’est une immense joie pour moi et pour toute ma famille. Cette réussite est le fruit de plusieurs mois de sacrifices, de travail et de prières. Je remercie mes enseignants, mes parents et toutes les personnes qui m’ont soutenu. J’encourage mes camarades qui n’ont pas réussi à ne pas baisser les bras. »

Même soulagement chez Kafando Mariam, série A2, qui parle d’un tournant : « Aujourd’hui est un jour que je n’oublierai jamais. Voir mon nom sur la liste des admis est une immense fierté pour moi et pour ma famille. Cette réussite est le début d’une nouvelle étape de ma vie ».

Et puis il y a Tinte Orcane Lisette, série D, qui résume tout en quelques phrases : « Je suis très heureuse d’avoir obtenu mon baccalauréat. C’est l’aboutissement de nombreuses années d’efforts et de persévérance. »

Une cour d’école transformée en scène de théâtre

Au fil des minutes, le lycée municipal de Ouragahio s’est mué en théâtre à ciel ouvert. Les cris montent, les téléphones vibrent, les parents appellent à voix haute des noms déjà connus ou espérés.

Notre équipe de reportage a constaté sur le terrain cette montée progressive de l’émotion collective : des groupes qui se forment, se déforment, des larmes qui ne se cachent plus, des sourires qui éclatent sans prévenir.

Une moyenne nationale locale

Avec 29,39 % de réussite, la session 2026 laisse un goût partagé. Satisfaction pour les 164 admis. Déception pour les autres. Mais déjà, dans les discussions, une idée revient : recommencer. Car ici, le bac n’est pas une fin. C’est un passage.

Reportage réalisé par IGOUE N’CHIRA

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