Côte d’Ivoire / Adzopé : Dr Diambra Odi Hauhouot s’engage pour la préservation des objets culturels et pour la lutte contre la pollution plastique

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Côte d’Ivoire / Adzopé : Dr Diambra Odi Hauhouot s’engage pour la préservation des objets culturels et pour la lutte contre la pollution plastique

Agronome de formation, Dr Diambra Odi a passé trente ans de sa vie aux États-Unis entre enseignement, recherche et collecte d’objets culturels.

Revenu au pays, ce septuagénaire a refusé de se prélasser dans les sous-bois confortables de son village pour engager le combat afin de sauver nos objets d’art et culturels précieux de l’oubli. Mieux, il se bat quotidiennement contre la pollution environnementale.

Pour concrétiser cet engagement constant contre la pollution plastique, Dr Diambra Odi organise le 9 mai prochain, la 3è Édition de la Foire Scientifique du Centre Houamla à Adzopé.

Il s’agit d’une compétition savante en milieu scolaire afin de stimuler l’esprit scientifique chez les élèves des établissements secondaires publics et privés de la région de la Mé.

Concrètement, les élèves choisis auront à faire, jusqu’au 9 mai, des sondages sur un échantillonnage de 300 à 500 élèves. Les questionnaires portent sur leur rapport avec l’utilisation des plastiques dans leur quotidien.

Cette étude scientifique devra montrer plusieurs éventuelles corrélations : par exemple entre l’âge des sondés sensibles à la question de la population plastique et la fréquence de l’utilisation de ces plastiques.

Tout cela fera l’objet d’un exposé évalué par des experts. Les résultats recueillis serviront, sans doute, aux décideurs dans la lutte contre la pollution plastique en Côte d’Ivoire.

En marge de ces travaux du comité scientifique, notre équipe de reportage a visité le musée du Centre Houamla. C’est un véritable trésor constitué d’objets d’art de toutes les civilisations, des artéfacts d’une authenticité avérée bien collationnés. Ici cohabitent les reliques des civilisations antiques des Incas d’Amérique latine, des noirs disséminés en Asie, les bérets des soldats américains lors de la guerre de sécession aux États-Unis, le foulard de Yasser Arafat et les masques Dan, gouro… La richesse insoupçonnée de ce musée impose une visite et une promotion par le ministère de la culture. Très impressionnée, notre équipe de reportage a rencontré cet homme d’une érudition rare.

 

Entretien

Bonjour Monsieur, pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Diambra Odi Hauhouot, Dr en agronomie, spécialisé en élevage, nutrition et alimentaton animale. J’ai une passion extraordinaire pour l’art.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours universitaire ?

J’ai fait le master puis le doctorat aux États-Unis grâce à une bourse de l’État de Côte d’Ivoire. J’ai enseigné ici à l’école nationale d’agronomie pendant 7 ans avant d’être recruté aux États-Unis, précisément à l’université de Guam, île située dans l’Océan Pacifique. J’y ai passé 30 ans.

De l’agronomie à la culture et l’art ! L’écart est très grand. N’est-ce pas ?

Oui vous avez raison. Ce n’est pas évident. J’ai toujours été passionné par l’artisanat, l’esthétique et l’envie de sauvegarder l’authenticité de nos cultures. Pendant 52 ans, j’ai collectionné et accumulé des objets d’art des quatre coins du monde.  Mon musée est situé à Adzopé, au quartier TP derrière la PMI. Il est ouvert à tous.

Nous l’avons visité.  Nous y avons découvert beaucoup d’objets, des artéfacts variés et authentiques.

Ne pensez-vous pas que votre musée mérite plus de reconnaissance ?

Belle question. Nous sommes à notre quatrième année, nous faisons selon nos maigres moyens pour intéresser les gens, surtout les établissements scolaires pour qu’ils viennent visiter notre musée. Je souhaite que les cadres de la région de même que le ministère de la culture nous aident pour mieux promouvoir ce musée qui referme l’âme des civilisations d’ici et d’ailleurs.

Konaté ML  correspondant régional

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