Côte d’Ivoire / Biakou : Le chef suppléant Bohui Narcisse célébré par la Coalition des femmes du quartier Bodi
Côte d’Ivoire / Biakou : Le chef suppléant Bohui Narcisse célébré par la Coalition des femmes du quartier Bodi
Biakou, gros village cosmopolite de plus de 6000 âmes, situé dans la sous-préfecture de Dahiepa kehi, dans le département de Ouragahio, a vibré le samedi 28 février dernier, aux rythmes d’une grande cérémonie d’hommage au chef de village suppléant du village de Biakou, M.Bohui Narcisse. Ébéniste de son état a Gagnoa.
Une initiative de la Coalition des femmes du quartier Bodi du village de Biakou. Placée sous le signe de l’unité et de la gratitude en vue de saluer son engagement, son humanisme et sa proximité envers les populations. Les femmes venues de la sous-préfecture de Dahiepa kehi, ont exprimé leurs engagements et soutien au chef.
La présidente des femmes du quartier Bodi Mme Soko Fernande, a dans son adresse expliqué le sens de cette cérémonie d’hommage portant sur le choix du chef suppliant.
« Chef Bohui Narcisse, votre présence comme chef suppléant dans ce village, nous est l’éclat de l’engagement, l’incarnation de l’amour pour votre terre et votre peuple. Le fils qui n’a jamais oublié d’où il vient. Malgré vos grandes responsabilités au niveau de votre population, vous portez toujours avec brio et humilité le flambeau du développement de nos village », a-t-elle soutenu.
Quant au parrain de la cérémonie M. Germain Légré, il a rassuré les populations de Biakou en ses termes : « Votre combat pour la paix et la cohésion sociale est permanent. Dans un environnement où les divisions guettent, vous êtes un apôtre infatigable du vivre ensemble. Celui, qui exhorte les populations à l’unité, au dialogue, et à taire les rancœurs pour l’intérêt supérieur », a-t-il confié avant de s’appesantir sur le sujet en pays Bété du ‘’non-respect’ de la chefferie traditionnelle.
Il a par ailleurs, exhorté la population de Biakou à l’union autour du chef pour construire un village fort. « Le respect des chefs, je ne cesserai de le dire, partout où je suis passé, j’ai fait cette remarque. Les hommes surtout, les Bété n’ont pas de respect pour leurs chefs. Je déplore cette manière de faire. Ils ne savent pas que dans un village, le chef est le garant. C’est pourquoi, je demande à chacun d’entre nous d’avoir du respect pour nos différents chefs », a conclu M. Germain Légré.
S B C