Côte d’Ivoire / Suspension du 12ème Congrès de l’UNJCI : Le Collectif pour le respect des textes de l’UNJCI prend acte de la décision rendue par la justice le 19 février 2026

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Côte d’Ivoire / Suspension du 12ème Congrès de l’UNJCI : Le Collectif pour le respect des textes de l’UNJCI prend acte de la décision rendue par la justice le 19 février 2026

Suite à une décision de justice portant suspension du 12ème Congrès élective de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), qui devait se tenir les 20 et 21 février 2026, le Collectif pour le respect des textes de l’UNJCI, conduit par Etienne Atta Narcisse, a déclaré lors d’une conférence de presse ce lundi 23 février, qu’il prend acte de la décision rendue par la justice le 19 février 2026, ordonnant la suspension du Congrès de l’organisation jusqu’à nouvel ordre.

« Cette décision n’est pas anodine. Elle confirme la gravité des manquements dénoncés et consacre l’illégalité manifeste du processus électoral engagé en violation flagrante de nos statuts et règlements. Notre analyse porte sur deux points, à savoir l’inéligibilité et la sanction d’un passage en force. Les textes de l’UNJCI sont sans ambiguïté. Certaines fonctions administratives et politiques sont incompatibles avec l’exercice de responsabilités exécutives au sein de l’Union. Or, au moment de la validation de sa candidature, le candidat ne détenait pas deux des trois cartes exigées par nos textes. La validité de sa carte de journaliste professionnel était sujette à caution et fait actuellement l’objet d’un réexamen par la Commission paritaire suite à notre requête jugée pertinente et recevable », a expliqué M. Etienne Atta.

Selon lui, le candidat Franck Ettien figurait toujours officiellement sur la liste du personnel du Conseil régional du Gbôklé.

« Ces faits étant établis par la présence de Franck Ettien au cadre organique des emplois du Conseil régional du Gbôklé. Malgré cela, le Conseil exécutif a persisté dans sa volonté d’imposer son candidat dans cette compétition électorale. Lors de la rencontre au cabinet du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, le 11 février dernier, il a été clairement établi que : Le candidat soutenu par le président sortant du Conseil exécutif de l’UNJCI ne détenant pas deux des trois cartes exigées pour être éligible s’est fait établir des cartes antidatées pour lui permettre de candidater. La validité de sa carte de journaliste professionnel est sujette à caution et fait actuellement l’objet d’un réexamen par la Commission paritaire. Il figure toujours parmi le personnel du Conseil régional du Gbôklé, malgré ses déclarations de démission. Cette fonction apparaît incompatible avec les exigences statutaires liées à la détention de la carte professionnelle et à la candidature à la présidence du Conseil exécutif. Le maintien d’une candidature en violation des textes fragilise la crédibilité de notre organisation et jette le discrédit sur l’ensemble de la profession », a-t-il déploré.

Pour un dénouement rapide de cette crise qui secoue l’UNJCI, le collectif a fait des propositions suivantes :

  1. Invalidation de la candidature de Franck Ettien

Pour un dénouement rapide de la crise et la reprise du processus électoral, nous exigeons l’invalidation de la candidature de Franck Ettien.

  1. Fin du mandat du Président du Conseil exécutif

Nous prenons note de l’intention annoncée par le président sortant de faire appel de la décision de suspension du Congrès. Ce droit est reconnu dans tout État de droit. Toutefois, nous tenons à rappeler que depuis l’expiration de son mandat le 26 novembre 2025, et à plus forte raison à compter du 26 février 2026, Monsieur Jean-Claude Coulibaly n’est plus qualifié pour engager l’UNJCI.

Le Conseil exécutif sortant ne saurait, en conséquence, prendre aucune initiative engageant l’association vis-à-vis des tiers, des autorités administratives ou judiciaires.

Le mandat du président sortant étant arrivé à son terme, il ne peut se maintenir indéfiniment en l’absence de Congrès, ni invoquer la suspension judiciaire pour prolonger artificiellement son mandat.

Le Collectif entend saisir à nouveau la justice afin de constater la fin du mandat des instances actuelles

  1. Mise en place d’une Instance ad hoc pour le renouvellement des instances de l’UNJCI

Nous sollicitons la mise en place d’une instance ad hoc proposée par le Conseil des sages. Cette instance aura pour mission d’assurer les affaires courantes et d’organiser, dans les meilleurs délais, des élections transparentes et conformes aux textes. Cette instance devra impérativement donner des garanties de neutralité et de transparence.

3.4. Action en correctionnel

En conséquence, nous avons saisi le Procureur de la République pour faux, usage de faux et fraude administrative. Une audience au fond est prévue le 2 mars 2026. Notre démarche vise exclusivement à préserver l’intégrité de l’institution.

3.5. La saisine du Ministre de la Communication

Par ailleurs, le Collectif sollicite le ministère de la Communication, qui contribue à plus de 90% du financement de l’UNJCI, afin qu’un audit de la gestion du bureau sortant soit diligenté, conformément aux exigences de transparence prévues par nos textes.

3.6. Réaffirmation de l’attachement aux textes

Le Collectif réaffirme son attachement au respect strict des statuts et règlements. Ce principe n’est pas négociable.

Le Collectif appelle à la sérénité, à la responsabilité et au respect des textes, afin de préserver l’honneur et la crédibilité de la profession journalistique en Côte d’Ivoire.

Il faut rappeler que la justice a décidé de la suspension du 12ème Congrès de l’UNJCI, suite à une requête de journalistes qui exigent le strict respect des textes.

Solange Djébami

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