Côte d’Ivoire /Législatives 2025 : Quand les journalistes prennent place à l’hémicycle : Léandre Koffi et Guillaume Gbato, nouveaux visages du Parlement ivoirien

116

Côte d’Ivoire /Législatives 2025 : Quand les journalistes prennent place à l’hémicycle : Léandre Koffi et Guillaume Gbato, nouveaux visages du Parlement ivoirien

Les résultats des législatives 2025 ont réservé leur lot de surprises… et de confirmations. Parmi elles, l’élection de deux figures bien connues du paysage médiatique ivoirien : Léandre Koffi, ancien journaliste à l’hebdomadaire Top Visages, ex-président des journalistes culturels de Côte d’Ivoire, ex-directeur la communication du CROU de Bouaké et actuel Secrétaire Général du Bureau du District autonome de Yamoussoukro. Il a été élu dans la circonscription 052 (Yamoussoukro sous-préfecture, Kossou Commune et villages) député). Comme lui, le journaliste Guillaume Gbato, Directeur de publication du journal L’Avenir, est  désormais député de Danané.

Avec cette double victoire, la presse ivoirienne s’invite de nouveau à l’Assemblée nationale, poursuivant une dynamique amorcée il y a quelques années. On se souvient encore de l’élection remarquée d’Assalé Tiémoko, directeur de L’Éléphant Déchaîné, devenu député-maire de Tiassalé avant d’échouer cette fois-ci à conserver son siège.

De la profession aux bancs parlementaires, que viennent chercher les journalistes à l’hémicycle ?

Certains y verront une reconversion naturelle d’acteurs de l’opinion, désireux de passer de l’analyse à l’action. D’autres y décèleront une réponse à une précarité grandissante dans les médias classiques, ébranlés par la révolution numérique et la baisse des revenus publicitaires. À une époque où les réseaux sociaux dictent l’agenda, les journalistes, eux, cherchent peut-être aussi une influence plus durable.

Mais au-delà de ces considérations, ce sont surtout des hommes de terrain, proches des populations, qui séduisent leurs électeurs. Léandre Koffi, notamment, jouit d’une image de générosité, d’engagement et d’accessibilité, qui a fini par convaincre ses parents de la capitale politique.

Un signal fort ?

L’arrivée de ces professionnels des médias au sein du Parlement peut être perçue comme un signe fort : celui d’une volonté de renouer la politique avec la réalité vécue, avec les voix qu’on n’écoute pas assez. Et qui mieux que des journalistes, au contact quotidien des préoccupations du peuple, pour porter ces voix-là ?

Valery Kelly

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.