Côte d’Ivoire/ La fête du nouvel an endeuillée à Biéby: Un jeune élève Poignardé à Mort

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Côte d’Ivoire/ La fête du nouvel an endeuillée à Biéby: Un jeune élève Poignardé à Mort

Les nuits qui suivent le réveillon sont généralement festives et joyeuses. Mais à Biéby ce ne fut pas le cas dans cette sous-préfecture du département de Yakassé Attobrou, située sur l’axe Yakassé Attobrou- Bettié.

En effet, le jeudi 1er janvier 2026, il est environ une heure du matin. La ville bouillonne encore d’ambiance. Selon nos sources, c’est à ce moment qu’un groupe de jeunes venus de Biéby, se rend dans le village voisin de Kong 1 à l’invitation de leurs amis pour continuer la fête.

En cours de route, Ils sont interpellés par des jeunes de nationalité togolaise. L’un de ses jeunes menaces particulièrement Y.T qui cheminait avec une fille. Commence alors une vive discussion entre les jeunes des deux communautés sur fond de rivalité amoureuse, dit-on. Les esprits s’échauffent ; il s’ensuit une rixe violente au cours de laquelle un jeune togolais poignarde son adversaire, un élève originaire de Biéby. L’infortuné se tordionne de douleurs et jette des râles à troubler la nuit déjà agitée et festive. Il succombe de ses blessures. L’éclair est moins rapide que la foule de jeunes très en colère a déjà envahi les rues, et érigé des barricades à l’annonce de la mort brutale de Y. T.

De façon spontanée, une chasse aux jeunes togolais est lancée. Quelques destructions de leurs biens sont signalées mais vite contenues grâce à l’action conjuguée du président des jeunes Aké Jaurès et des éléments du Commandant de brigade de la gendarmerie nationale de Yakassé Attobrou avec l’appui d’un détachement  d’Adzopé.

Au petit matin, le bilan s’élève à un mort, des blessés et plus une dizaine de jeunes arrêtés dans les deux camps. Ils sont au violon de la gendarmerie nationale, loin des mélodies distillées et des flots de bière qui coule dans les maquis.

Tel un pompier, le corps préfectoral dirigé par le préfet de département Kohué Djédjé arrive sur les lieux. Il trouve la ville en ébullition. Un entretien est vite organisé avec la chefferie et les jeunes.

Prenant la parole, le préfet a présenté les condoléances du gouvernement pour ce décès tragique en cette période de fête. Il a surtout appelé les jeunes au calme et à lever des barricades pour faciliter la circulation.

C’est avec aussi fermeté qu’il a rappelé que les auteurs de ces actes répréhensibles répondront de leurs actes devant la loi. « En toute circonstance, nul n’a le droit de se faire justice », a-t-il conclu.

Konaté Ml

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