Côte d’Ivoire / Crise du cacao : SYNAPCI–ANAPROCI réclame la démission du DG du Conseil Café-Cacao

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Côte d’Ivoire / Crise du cacao : SYNAPCI–ANAPROCI réclame la démission du DG du Conseil Café-Cacao

La plateforme SYNAPCI–ANAPROCI a tenu ce mercredi une conférence de presse urgente pour alerter l’opinion nationale et internationale sur la grave crise qui secoue la filière café-cacao. La rencontre a été animée par les deux présidents, Koné Moussa pour SYNAPCI et Kanga Koffi pour ANAPROCI.

L’objectif principal de cette rencontre était de dénoncer la gestion catastrophique du Conseil Café-Cacao (CCC) et de réclamer la démission immédiate de son Directeur général, Monsieur Brahiman Yves Koné.

Depuis l’ouverture de la campagne cacaoyère, la commercialisation du cacao est pratiquement au point mort. Les producteurs et coopératives sont dans le désarroi pour la plupart, peinant à vendre leurs récoltes ou à percevoir leurs paiements.

À l’approche des fêtes, de nombreuses familles risquent de ne pas pouvoir célébrer Noël ni le Nouvel An dans des conditions dignes.

« Les producteurs sont à l’agonie. Leurs récoltes restent bloquées et leurs familles plongées dans la détresse », ont alerté Koné Moussa et Kanga Koffi.

Selon SYNAPCI–ANAPROCI, la mauvaise anticipation de la commercialisation a créé un déséquilibre dramatique entre production et écoulement. Le blocage administratif et informatique empêche les coopératives d’acheminer leur cacao vers les ports. Le système de vente anticipée, défaillant depuis plusieurs campagnes, a provoqué une instabilité structurelle dont les producteurs paient aujourd’hui le prix fort.

Les achats via Transcao sont jugés sélectifs et inéquitables, provoquant des conflits d’intérêts et des tensions entre producteurs. Sur le terrain, la situation reste critique : les camions sont immobilisés, les récoltes invendues et les familles subissent retards de paiement et pressions financières constantes. « Chaque jour qui passe sans action du DG aggrave la situation », ont martelé les présidents.

La plateforme exige la démission immédiate et sans condition de Monsieur Brahiman Yves Koné et appelle à l’intervention directe du Président de la République, Alassane Ouattara. Elle réclame également la mise en place d’un plan d’urgence, la création d’un comité de crise chargé de libérer rapidement les stocks bloqués et d’assurer l’accès au marché pour tous les opérateurs disposant de liquidités.

Un délai d’une semaine est accordé aux autorités. Passé ce délai, la base paysanne sera mobilisée pour faire entendre sa voix et défendre ses droits.

La crise touche toutes les régions productrices et menace la survie économique de milliers de familles rurales. « Les magasins sont pleins, mais le cacao ne sort pas. C’est un échec de gestion qui frappe directement les familles paysannes. La presse doit faire entendre leur voix », ont conclu les présidents.

D R

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