Côte d’Ivoire / Ouragahio : Le centre social sensibilise les élèves sur la CYBERDÉPENDANCE

194

Côte d’Ivoire / Ouragahio : Le centre social sensibilise les élèves sur la CYBERDÉPENDANCE

Du mercredi 5 au jeudi 6 novembre 2025, le Centre social de Grand Ouragahio a conduit une vaste campagne de sensibilisation dans les établissements secondaires publics et privés de la sous-préfecture de Ouragahio et de Bayota.

L’objectif : alerter les jeunes sur les dangers de la cyberdépendance et promouvoir un usage responsable d’internet et des outils numériques.

Sous la supervision de M. Affou Allé Didier Joël, directeur du Centre social de Ouragahio, et avec la participation de Mlle Adjibi Anny (service suivi et évaluation), M. Konan Olivier (éducateur permanent), Mme Konan née Veh Ariane Jemima (service de l’assistance éducative) et M. Joseph M’boua, directeur d’un établissement secondaire, cette tournée a permis de toucher un large public d’élèves.

Un message clair en 5 points essentiels

Les échanges avec les élèves se sont articulés autour de cinq grands axes : État des lieux : une introduction sur la montée croissante de la cyberdépendance chez les jeunes, liée à l’usage intensif des réseaux sociaux, des jeux en ligne et des smartphones.

Définition et symptômes : la cyberdépendance, ou utilisation problématique d’internet, se manifeste par une perte de contrôle, un besoin constant de connexion et un isolement progressif.

Symptômes physiques et psychologiques : troubles du sommeil, maux de tête, anxiété, irritabilité ou baisse de concentration figurent parmi les signes les plus fréquents.

Impacts négatifs : cette dépendance peut altérer la vie sociale, la santé mentale et physique, ainsi que les performances scolaires et professionnelles.

Solutions et prévention : limiter le temps d’écran, pratiquer des activités hors ligne, rechercher un accompagnement spécialisé et organiser des séances de sensibilisation ludiques ont été recommandés.

Des réactions positives

Les responsables du Centre social ont insisté sur la nécessité d’un engagement collectif des familles, enseignants et élèves pour freiner le phénomène.

Cette action, saluée par les chefs d’établissement et les apprenants, s’inscrit dans la continuité des programmes de prévention et d’éducation citoyenne du Centre social de Ouragahio.

« L’objectif est d’aider nos jeunes à utiliser les technologies de manière équilibrée et responsable », a souligné M.  Affou Allé Didier Joël, directeur du Centre social de Ouragahio.

De son côté, M. Joseph M’boua, directeur d’un établissement secondaire, a exprimé sa satisfaction face à cette initiative : « Cette campagne est une véritable bouffée d’air pour nos élèves. Beaucoup prennent conscience des dangers liés à un usage excessif d’internet. Nous espérons que ce message continuera à résonner au-delà des salles de classe. »

Pour Mlle Loukou Grâce Emmanuella, élève en Terminale G1 dans un établissement secondaire de Ouragahio, cette activité a eu un impact fort : « Avant, je passais beaucoup de temps sur les réseaux sociaux sans m’en rendre compte. Après cette séance, j’ai compris que je pouvais mieux gérer mon temps et me concentrer sur mes études. C’était vraiment instructif. »

Même son de cloche à Bayota, où Djédjé Jean-, élève en classe de 3ᵉ, a salué la démarche : « On ne se rendait pas compte que le téléphone pouvait devenir une dépendance. Maintenant, je sais qu’il faut fixer des limites pour ne pas perdre le contrôle. Cette sensibilisation m’a beaucoup ouvert les yeux ».

Une initiative à poursuivre

À travers cette tournée, le Centre social de Grand Ouragahio réaffirme son engagement en faveur du bien-être des jeunes et de la prévention des comportements à risque.

Face à l’essor du numérique, cette action démontre l’importance d’une éducation continue à l’usage responsable des technologies.

Le Centre social entend poursuivre ces séances de sensibilisation dans d’autres localités afin de former une génération connectée, mais consciente et équilibrée.

IGOUE N’CHIRA

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.