Côte d’Ivoire / L’ONAD-CIV renforce la vigilance antidopage : Formation et certification de la relève ivoirienne
Côte d’Ivoire / L’ONAD-CIV renforce la vigilance antidopage : Formation et certification de la relève ivoirienne
Dans sa volonté de professionnaliser davantage la lutte antidopage en Côte d’Ivoire, l’Organisation Nationale Antidopage (ONAD-CIV), en collaboration avec l’Organisation Régionale Antidopage Afrique Zone II et III, a organisé une session de formation, de recyclage et de certification, le 20 septembre 2025, à l’Espace CSCTICAO à Adjamé.
Cette rencontre a mobilisé agents de contrôle du dopage (ACD), escortes sportives et personnels d’appui, dans le but de renforcer leurs capacités, en phase avec les exigences du Code mondial antidopage en constante évolution.
« Il était impératif de réunir tous les maillons de la chaîne de contrôle, qu’ils soient formés en 2017 ou en 2024, pour une harmonisation des pratiques et un recyclage à jour. C’est aussi un acte de bonne gouvernance et d’équité », a expliqué Dr Aïssata Diakité, Présidente de l’ONAD-CIV, qui a assuré la formation aux côtés d’Émile N’Goran, agent de contrôle de dopage international.
La session a été structurée en deux séquences principales. Une partie théorique, axée sur la liste des substances interdites, le cadre juridique et les rôles des différentes instances, suivie d’une phase technique conduite par Émile N’Goran, portant sur les procédures terrain : de la notification du sportif à la manipulation des échantillons, en passant par la traçabilité documentaire et le scellement sécurisé.
« La rigueur et le respect strict des étapes sont essentiels. Chaque erreur, même involontaire, peut nuire à la fiabilité du contrôle. C’est pourquoi nous avons insisté sur la précision des gestes et la maîtrise des documents », a insisté Émile N’Goran, tout en rappelant que cette formation vise aussi à préparer certains agents à intervenir à l’échelle internationale.
À l’issue de la formation théorique, tous les participants ont été soumis à un test écrit d’évaluation. Les cinq candidats les plus performants, ayant obtenu au moins 80 % de bonnes réponses, ont été sélectionnés pour une simulation pratique complète, de la notification au transfert sécurisé des échantillons.
« Ce n’est pas une compétition, mais un moyen de garantir que ceux qui partent sur le terrain soient les mieux préparés. Nous proposerons aussi certains candidats à l’accréditation de l’AMA prévue en novembre », a ajouté Dr Diakité, saluant la participation active et le sérieux affiché tout au long de la session.
En fin de formation, les participants, tous profils confondus anciens ACD, nouveaux agents, escortes et logisticiens ont exprimé leur satisfaction. Plusieurs ont salué une initiative jugée cruciale pour la montée en compétence des acteurs locaux, mais aussi pour la crédibilité du dispositif national de lutte antidopage.
Cette session marque une étape stratégique dans le développement d’un réseau ivoirien d’agents certifiés, aptes à agir avec efficacité et professionnalisme sur le plan national comme international.
Romaric K