Côte d’Ivoire / Lakota :Baboué uni pour bâtir un dispensaire et une maternité

166

Côte d’Ivoire / Lakota :Baboué uni pour bâtir un dispensaire et une maternité

Situé à 25 km de la sous-préfecture de Lakota et à 16 km de celle de Gnabodougnoa, le village de Baboué a connu une mobilisation exceptionnelle. Les fils, filles, cadres et membres de la diaspora se sont rassemblés pour un projet d’envergure : la construction d’un centre de santé rural public, comprenant un dispensaire et une maternité.

Cette initiative, portée par la Mutuelle de Développement de Baboué (MUDEBA), dirigée par son président M. Dadi Alexis dit Serikpa Cissé et son premier vice-président chargé de la jeunesse, M. Djatchi Claude Jasmin, répond à un besoin vital. En effet, faute d’infrastructures adaptées, les populations doivent parcourir de longues distances jusqu’à Lakota ou Gnabodougnoa pour accéder aux soins.

Prenant la parole, M. Dadi Alexis dit Serikpa Cissé président de la MUDEBA a souligné : « Ce projet est une nécessité vitale pour Baboué. Nous voulons offrir à nos parents, à nos enfants et à nos épouses un cadre sanitaire digne, afin que personne ne perde la vie faute de soins de proximité. L’union et la solidarité dont nous faisons preuve aujourd’hui sont la preuve que l’avenir de notre village est entre nos mains. »

Son vice-président et porte-parole a ajouté : « La jeunesse de Baboué est debout pour accompagner ce projet. Nous savons que la santé est le socle du développement. C’est pourquoi nous appelons tous les fils et filles, où qu’ils soient, à continuer d’apporter leur pierre pour que notre dispensaire et notre maternité voient le jour dans les meilleurs délais. »

Le chef du village, Kiffy Djatchi Tohouri Jules, a exprimé sa fierté : « En tant que chef, je suis fier de voir l’ensemble de mes enfants, qu’ils soient au village ou à l’extérieur, se lever comme un seul homme pour bâtir ce centre de santé. Ce dispensaire et cette maternité sauveront des vies et resteront un héritage précieux pour les générations futures. »

Les habitants ont également partagé leurs difficultés quotidiennes. Mme Dadi Josiane, jeune mère, a confié avec émotion : « Pour vacciner mon bébé, je suis obligée de parcourir des kilomètres jusqu’à Lakota. C’est fatigant et parfois dangereux, surtout avec un enfant. Si ce dispensaire ouvre, ce sera un grand soulagement pour nous les mamans. »

Conscients de l’urgence, les habitants ont décidé de conjuguer leurs efforts pour doter leur village d’un centre moderne et équipé, capable de mieux prendre en charge les malades, les femmes enceintes et les enfants. Déjà, un élan de solidarité anime la communauté : diaspora, cadres et jeunes se sont engagés à contribuer financièrement et matériellement.

Les initiateurs du projet lancent un appel solennel aux autorités administratives, sanitaires et politiques, ainsi qu’aux partenaires au développement, afin qu’ils accompagnent cette initiative citoyenne. Au-delà de Baboué, ce futur centre de santé constituera une réponse durable aux besoins sanitaires de toute la région.

IGOUE N’CHIRA

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.