Côte d’Ivoire /Ouragahio : Zamble Bi Lizie Joël, 5 ans après le BAC, un exemple de résilience
Il y a cinq ans, Zamble Bi Lizie Joël célébrait l’une des plus grandes victoires de sa vie : l’obtention de son baccalauréat. Pour beaucoup, ce moment marque le début de nouveaux horizons, mais pour Joël, il a été le point de départ d’un combat silencieux contre les obstacles financiers.
Privé de moyens pour poursuivre ses études à l’université ETIC de Marcory, il a dû faire face à une réalité difficile. « J’avais l’envie, mais pas les moyens. Et sans argent, mes rêves se sont arrêtés net », confie-t-il, le regard empreint d’une maturité acquise trop tôt.
Aujourd’hui âgé de 29 ans, Joël n’exerce pas la carrière qu’il avait imaginée, mais il a trouvé une voie pour rester actif et utile. Dans la commune de Ouragahio, il gère un petit cabinet téléphonique, fruit de sa détermination et de sa volonté de ne pas céder au découragement.
« La vie n’a pas été facile après le bac. J’ai dû accepter la réalité et trouver une activité pour ne pas rester les bras croisés », explique-t-il avec humilité.
Sa persévérance inspire son entourage. Un proche témoigne : « Joël aurait pu baisser les bras, mais il a choisi de se battre. Pour nous, il reste un modèle de courage et de dignité. »
Dans les rues de Ouragahio, certains habitants voient en lui un symbole d’espoir. Comme le souligne un riverain : « Beaucoup de jeunes abandonnent quand les choses ne marchent pas. Mais lui, il s’est battu. C’est un exemple pour notre jeunesse. »
Le parcours de Joël illustre une réalité bien plus large : celle de milliers de jeunes Ivoiriens brillants, mais freinés par le manque de moyens financiers, qui cherchent à transformer leurs difficultés en opportunités.
Son histoire nous rappelle que la jeunesse de Ouragahio et de toute la Côte d’Ivoire a besoin de soutien, d’accompagnement et d’opportunités pour réaliser ses rêves. Joël garde l’espoir qu’un jour, ses efforts porteront leurs fruits et que d’autres jeunes, comme lui, ne verront plus leurs ambitions brisées par le manque de ressources.
IGOUE N’CHIRA