Lakota / Canton d’Oparéko : L’EPP Baboué en quête d’une réhabilitation urgente
L’École Primaire Publique (EPP) de Baboué, village située à 22 kilomètres de la sous-préfecture de Lakota, tire la sonnette d’alarme. Créée en 1983, cette école fait face aujourd’hui à une dégradation très avancée de ses infrastructures, compromettant les conditions d’apprentissage des élèves.
C’est à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce lundi que M. Gnadja Djatchi Frank, président du Comité de Gestion des Établissements Scolaires (COGES) de l’EPP Baboué, a lancé un appel solennel à l’État, aux partenaires éducatifs ainsi qu’aux fils et filles du canton d’Oparéko pour une réhabilitation rapide.
« Nos enfants étudient dans des conditions indignes, avec des toitures qui fuient et des murs fissurés. Si rien n’est fait, nous risquons de voir l’école fermer ses portes », a déclaré M. Gnadja Djatchi Frank.
Sur le terrain, la détresse est palpable. Mme Kouadio Akissi Yolande, mère de deux élèves, confie avec inquiétude : « Quand il pleut, nos enfants reviennent à la maison trempés. Nous avons peur qu’un jour le toit s’écroule sur eux. C’est insupportable pour nous, parents. »
Un enseignant de l’établissement, préférant garder l’anonymat, témoigne également : « Nous faisons de notre mieux, mais enseigner dans des classes où le vent soulève les tôles et où la poussière envahit les cahiers est décourageant. Pourtant, les enfants sont motivés et méritent mieux. »
L’école, qui a formé plusieurs générations depuis plus de quarante ans, reste un pilier pour la communauté villageoise. Cependant, l’absence de rénovation depuis sa création fragilise désormais son rôle.
Le président du COGES a exhorté les autorités locales, les ONG et les bonnes volontés à se mobiliser afin de redonner espoir aux enseignants, aux élèves et à leurs parents. « Investir dans la réhabilitation de notre école, c’est investir dans l’avenir de nos enfants », a-t-il martelé.
En attendant une réaction des autorités compétentes, l’appel du COGES de Baboué résonne comme un cri du cœur pour sauver ce temple du savoir en péril.
DJACK ZOLA