Reportage
Côte d’Ivoire / Yopohué : Une élève soutient ses parents grâce à la vente d’Attiéké
À 17 ans, Grâce Estelle incarne la persévérance de la jeunesse ivoirienne, alliant études et petit commerce pour assurer son avenir.
Dans le chef-lieu de la sous-préfecture de Yopohué, l’histoire de Miss Appali Grâce Estelle force l’admiration. Âgée de 17 ans et récemment admise en classe de 1ère, la jeune fille ne se contente pas de savourer ses vacances : elle les met à profit pour soutenir financièrement ses parents à l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026.
Chaque matin, dès l’aube, Appali Grâce Estelle s’installe au marché local pour vendre de l’attiéké accompagné de poisson frit. Avec le sourire et une détermination exemplaire, elle sert ses clients, tout en économisant chaque franc gagné pour contribuer aux frais de sa scolarité.
« Je veux alléger la charge de mes parents. L’école est importante pour moi, et je veux tout faire pour continuer mes études », confie la jeune élève, entourée de ses camarades venues l’encourager.
Pour Koffi Mathieu, habitant de Yopohué, l’exemple de Appali Grâce Estelle est une leçon pour les jeunes : « Cette enfant montre qu’on peut se battre pour son avenir sans attendre que tout vienne des autres. Elle est une fierté pour notre village. »
Ses parents ne cachent pas leur fierté
« Grâce a toujours été sérieuse et travailleuse. La voir se lever tôt pour vendre afin d’aider à payer sa scolarité nous touche profondément. Nous ferons tout pour qu’elle atteigne ses rêves », a fait savoir son père, visiblement ému.
Les habitants saluent cette initiative qui témoigne, selon eux, de la persévérance et du sens des responsabilités de leur jeunesse. Un exemple inspirant pour toute la communauté.
À Yopohué, Appali Grâce Estelle (au centre, derrière son étal) vend de l’attiéké et du poisson grillé pour aider ses parents à financer sa scolarité. Son courage force l’admiration des habitants.
En Côte d’Ivoire, selon le ministère de l’Éducation nationale, le coût moyen d’une rentrée scolaire au secondaire peut représenter jusqu’à deux mois de revenu pour certaines familles rurales.
DJACK ZOLA