Mali : Le président de la Transition Assimi Goïta promulgue une loi lui accordant un mandat illimité de président

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Mali : Le président de la Transition Assimi Goïta promulgue une loi lui accordant un mandat illimité de président

Le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, a promulgué le mardi 8 juillet 2025, la loi portant révision de la Charte de la Transition, adoptée le 3 juillet dernier par le Conseil national de Transition. Cette révision marque un tournant majeur dans la gouvernance malienne, en consacrant notamment un mandat présidentiel de durée illimitée.
Selon l’article 4 nouveau, le Président de la Transition exerce ses fonctions pour une durée de 5 ans renouvelable autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays. Aucune limitation n’est donc fixée, la durée de son mandat pouvant être prolongée indéfiniment en l’absence d’élections présidentielles organisées dans des conditions jugées transparentes et apaisées.

Parmi les autres points saillants de la révision figurent, la consécration de valeurs cardinales pour la Transition telles que le patriotisme, l’intégrité, la fraternité, la justice, la transparence et la réconciliation (Article 1er nouveau) ; l’élargissement des missions de la Transition incluant la réforme du système éducatif, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, la refondation de l’État et l’organisation d’élections générales (Article 2 nouveau) ; la possibilité pour le Président de la Transition et les membres du gouvernement d’être candidats aux prochaines élections (Articles 9 et 12 nouveaux) ; la confirmation du conseil national de Transition comme organe législatif, fort de 147 membres issus des Forces vives de la Nation, des Forces armées, de la société civile, de la diaspora, des organisations féminines et de jeunesse (Article 13 nouveau).

Enfin, la Transition prendra fin seulement à l’issue de l’élection présidentielle et de la passation de charges au nouveau président élu (Article 22 nouveau).

Cette révision de la Charte, tout en renforçant l’assise institutionnelle du pouvoir en place, suscite des interrogations sur l’avenir démocratique du Mali, notamment quant à la tenue d’élections inclusives dans un contexte de crise sécuritaire persistante.

Une correspondance particulière

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