Mme Gao Youan Lou Tina Prisca Patricia présidente de l’UNAFES : « nous-nous engageons pour le progrès du pays »

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INTERVIEW

Mme Gao Youan Lou Tina Prisca Patricia présidente de l’UNAFES : « nous-nous engageons pour le progrès du pays »

Après son investiture, le 25 mars 2025, la nouvelle présidente de l’Union des Associations des Femmes de Songon (UNAFES), Mme Gao Youan Lou Tina Prisca Patricia s’est ouverte au micro d’Afrique Infos. Au cours de cet entretien, elle a dévoilé son programme de développement pour le bien être des femmes de Songon et de toutes les régions du pays.

Pouvez-vous nous parler de votre association ?

L’union des Associations des Femmes de Songon (UNAFES) est une union des femmes comme l’indique le nom. Nous nous sommes assignées comme mission de lutter pour le bien-être et l’autonomisation et l’insertion  de la femme dans le tissu économique, parce que nous savons que la femme comme il est dit dans notre slogan  » LE DÉVELOPPEMENT SANS LA FEMME N’EST PAS UN DÉVELOPPEMENT  » donc elle a besoin de porter un plus au développement de sa commune. Pourquoi ne pas se mettre ensemble pour pouvoir faire avancer la commune à notre manière ? Notre organisation regroupe 145 associations qui ont adhéré à la faîtière.

Dans quels domaines intervenez-vous ?

Nous intervenons dans tous les domaines tels que la couture le commerce, la coiffure, l’agriculture, la pêche… d’où notre devise  » NOTRE DIVERSITÉ NOTRE FORCE ‘‘.

Quels sont vos rapports avec l’Etat ivoirien ?

La collaboration est nécessaire pour plus d’expérience.  Nos rapports sont excellents avec l’état de côte d’Ivoire car ils ont participé à l’obtention de nos récépissés jusqu’à l’agrément.  Au niveau du ministère de la femme nous avons tissé une alliance de convention.  Nous pouvons donc déduire que nous avons d’excellents rapports avec l’état de côte d’Ivoire.

Quelles sont vos attentes ?

Nous voulons qu’ils nous forment, soutiennent financièrement parce que, tout est numérisé de nos jours.  Une maman n’ayant pas fait les bancs doit suivre des formations. Donc nous attendons le soutien de l’état, des partenaires …pour l’avancée de notre faîtière. Aujourd’hui, la société de téléphonie mobile MTN-CI s’est déplacé jusqu’à chez nous, ce qui montre l’utilité et la fiabilité de UNAFES. L’alphabétisation fait partie de nos projets. Il y a des mamans qui ne savent pas lire et écrire.  Mais si aujourd’hui elles veulent savoir lire et écrire c’est possible. Nous avons aussi besoin de la formation dans la gestion commerciale, la compatibilité, dans l’éducation et dans beaucoup de domaines. Une formation qui peut permettre à la femme de se prendre en charge. C’est-à-dire, face à des épreuves qu’elles puissent se prendre en charge et ne pas s’effrayer lors d’une question, nous avons besoin d’une formation absolue dans tous les domaines.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Depuis la création de notre fondation le samedi 12 mars 2016 à Songon, nous avons rencontré aussi de nombreuses difficultés sur le terrain. Les réunions se font à la préfecture. Une association qui existe depuis 2016 et qui est dans une grande commune en développement organise ses rencontres à la préfecture. Nous n’avons pas de siège. Aujourd’hui, nous pouvons avoir une immense salle à Songon mais malheureusement nous n’en n’avons pas. Les difficultés sont énormes mais nous-nous engageons pour le progrès.

Votre message à l’endroit des populations et des autorités ?

Nous appelons les femmes de Songon à adhérer massivement à l’UNAFES.  À UNAFES nous sommes apolitiques, toutes les religions et ethnies y sont réunies. Pas de différence juste l’union. J’affirme que c’est l’endroit le plus agréable pour nous (les moments de fous rires, d’échanges, de partage d’idées et d’expériences, des conseils et des projets). Ne laissons pas la politique prendre le dessus provoquant les divisions et l’anéantissement.  Nous sommes la société civile et c’est la politique qui doit  »courir » derrière nous. Nous avons besoin des conseils et l’assistance pour tous, surtout le soutien aux femmes de Songon.  Nous ne voulons seulement pas rester dans le pays, nous voulons voyager partout pour la cause féminine et je pense qu’avec le soutien intérieur et extérieur nous parviendrons à atteindre nos objectifs.

Entretien réalisée par Fofana Zoumana

Photo : Aicha Mélanie Ouattara

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