Burkina Faso : une exposition archéologique inédite pour saluer la mémoire des pionniers du savoir

427

Burkina Faso : une exposition archéologique inédite pour saluer la mémoire des pionniers du savoir

Le Laboratoire d’archéologie, d’histoire des arts et des technologies (LAHAT) de l’Université Joseph Ki-Zerbo a annoncé, ce lundi 5 mai 2025, une initiative de grande envergure visant à célébrer l’héritage scientifique de figures éminentes du patrimoine culturel burkinabè. Du 8 mai au 31 juillet 2025, les Écoles doctorales de l’UJKZ abriteront une exposition exceptionnelle, placée sous le thème évocateur : « 400 000 ans de présence humaine au Burkina Faso ».

Au cœur de cet événement se dessine une volonté profonde de rendre un hommage appuyé à quatre illustres chercheurs : les professeurs Jean-Baptiste Kiethega et Lassina Koté, ainsi que les docteurs Kalo Antoine Millogo et Oumarou Nao. Leurs contributions majeures au développement de l’archéologie et de l’histoire de l’art au Burkina Faso ont jeté les bases d’une discipline encore jeune, mais porteuse de grandes promesses.

L’exposition ambitionne de dévoiler au grand public les trésors enfouis d’un passé souvent méconnu, à travers une scénographie riche, articulée autour de sept axes thématiques : la préhistoire, la métallurgie du fer, la céramique, les arts, l’archéologie funéraire, l’architecture et le patrimoine culturel. Il s’agira non seulement d’un voyage dans le temps, mais également d’une invitation à reconsidérer l’histoire africaine à la lumière de recherches rigoureuses et passionnées.

Cette activité scientifique bénéficie du haut patronage du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Adjima Thiombiano, et du parrainage du ministre en charge de la Culture, monsieur Gilbert Ouédraogo. Leur implication témoigne de l’importance accordée par les autorités burkinabè à la valorisation du savoir scientifique et à la sauvegarde du patrimoine national.

En offrant aux citoyens l’opportunité de découvrir les vestiges matériels et immatériels de leur propre histoire, le LAHAT pose un acte fort pour une mémoire partagée, où science et culture dialoguent en toute intelligence. Plus qu’une simple rétrospective, cette exposition se veut un acte de reconnaissance, une célébration des bâtisseurs de mémoire, et un appel à la relève scientifique de demain.

 DJACK ZOLA, Correspondant régional

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.