Côte d’Ivoire / Lutte contre les violences basées sur le Genre : La CRDH de Bouaké Renforce la Synergie d’Actions
Côte d’Ivoire / Lutte contre les violences basées sur le Genre : La CRDH de Bouaké Renforce la Synergie d’Actions
Le siège de la Commission Régionale des Droits de l’Homme (CRDH) de Bouaké a servi de cadre, ce mardi 29 avril, à la réunion mensuelle de la plateforme de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et de protection de l’enfance du département. Cette rencontre, organisée de manière tournante, a rassemblé l’ensemble des structures membres des deux plateformes, avec un appui financier de la présidente du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH).
À l’ouverture des travaux, les participants ont été édifiés sur le rôle du CNDH dans la prévention et la lutte contre les VBG. La présidente de la CRDH de Bouaké, Carine Keffa, qui présidait la séance, a également dressé le bilan des activités menées durant le mois d’avril. Elle a notamment évoqué les différentes requêtes enregistrées en lien avec les violences de genre, sans toutefois avancer de chiffres.
Des avancées notables mais des défis persistants
Selon Carine Keffa, les efforts déployés commencent à produire des effets positifs sur le terrain.
« Quand on fait le bilan, on constate que les sensibilisations portent leurs fruits. Grâce aux différentes plateformes mises en place, la situation s’est nettement améliorée », a-t-elle déclaré.
Cependant, elle reconnaît que la route reste longue.
« Le changement des mentalités prend du temps. Malgré les campagnes de sensibilisation et les mesures répressives, des cas continuent d’être enregistrés », a-t-elle ajouté, invitant les membres de la plateforme à ne pas baisser les bras.
« Les auteurs de ces violences ne s’arrêtent pas. Notre mission, elle non plus, ne doit pas s’arrêter».
Un engagement collectif pour un changement durable
Carine Keffa a rappelé que les violences basées sur le genre sont des atteintes graves aux droits humains, menaçant l’intégrité physique et morale des victimes, leur sécurité, et sapant la cohésion sociale. Elle a lancé un appel à une mobilisation élargie :
« Tout le monde doit s’impliquer : les leaders communautaires, les agents de santé, les travailleurs sociaux, les médias… Chacun a un rôle à jouer pour éradiquer définitivement les violences basées sur le genre ».
Un message bien reçu par les participants
À la clôture de la rencontre, les participants ont salué la qualité des échanges et la pertinence des messages. Le père Achille Alain, secrétaire exécutif diocésain de la Caritas de Bouaké, a souligné l’importance de la sensibilisation continue : « Il est essentiel que les populations soient régulièrement formées sur les droits humains, les conséquences des VBG et les comportements à adopter pour s’en prémunir », a-t-il affirmé.
La réunion s’est achevée sur une note d’engagement renouvelé, avec la ferme volonté des acteurs présents de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans le département de Bouaké et dans toute la région du Gbêkê.
J C