Côte d’Ivoire /Ouragahio : Des établissements publics de nouveaux fermés après suspension des salaires de certains enseignants
Côte d’Ivoire /Ouragahio : Des établissements publics de nouveau fermés après suspension des salaires de certains enseignants
Ce lundi 28 Avril 2025, à quelques semaines des examens nationaux, le climat social dans le secteur éducatif ivoirien se dégrade dangereusement. Après une grève observée en avril, les enseignants dénoncent désormais des ponctions salariales jugées arbitraires.
Depuis le début du jeudi 3 avril 2025, les enseignants du primaire, du secondaire et de la formation professionnelle ont mené une grève nationale, réclamant notamment une prime d’incitation. L’ampleur du mouvement avait obligé trois ministres ceux de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Fonction publique à entamer des négociations avec les syndicats enseignants.
Cependant, malgré la suspension provisoire du mouvement pour permettre le dialogue, la situation s’est détériorée : tous les enseignants, y compris ceux qui n’avaient pas observé la grève, ont subi des ponctions salariales. Cette décision a provoqué une vague d’indignation et pourrait radicaliser davantage les enseignants, à l’approche des épreuves d’entrée en 6ème, du BEPC, du Baccalauréat et d’autres concours cruciaux prévus entre mai et juillet.
La tension est palpable dans les établissements scolaires, où le spectre d’une reprise dure du mouvement plane. L’arrestation récente de M. Assi Dugarry, figure militante du mouvement enseignant, a davantage cristallisé la colère sans freiner la mobilisation.
Dès lors, une question demeure : Pourquoi le gouvernement choisit-il la confrontation avec un corps enseignant résolu à défendre ses droits ?
Le risque d’une perturbation majeure du calendrier scolaire est désormais bien réel sur l’ensemble du territoire ivoirien.
DJACK ZOLA Correspondant Régional