Bouaké/ Lutte contre la cherté de la vie : Une tentative de hausse du prix de la viande avortée
La ville de Bouaké a été secouée par une rumeur annonçant une augmentation du prix du kilogramme de viande. Selon les informations qui circulaient, la viande avec os devait passer de 2 500 à 2 700 FCFA, soit une hausse de 200 FCFA, tandis que la viande sans os atteindrait 3 500 FCFA au lieu de 3 000 FCFA, soit une augmentation de 500 FCFA. Cette nouvelle, relayée rapidement, a suscité un vent de panique et un vif mécontentement au sein de la population.
Face à cette situation, M. Traoré Kassoum, dit Doss, Président du Syndicat des Bouchers et Charcutiers agréés de Bouaké, a convoqué une réunion d’urgence le lundi 10 mars 2025 à la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Bouaké. Organisée en partenariat avec le Ministère du Commerce et de l’Industrie et la Mairie de Bouaké, représentée par M. Sanogo Mamadou de la Direction des Services Techniques, cette rencontre visait à faire la lumière sur cette supposée hausse et à apaiser les tensions.
Les autorités condamnent toute hausse injustifiée
Présidée par M. Mamadou Fadiga, Directeur Régional du Ministère du Commerce et de l’Industrie, cette réunion a vu la participation de plusieurs responsables, notamment le Commissaire Simon Digbeu, représentant le Préfet de Police, le Colonel Maxime Mobio.
Dans son intervention, M. Mamadou Fadiga a condamné avec fermeté toute tentative d’augmentation des prix de la viande, rappelant que ces derniers sont strictement plafonnés par le gouvernement. « Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Docteur Souleymane Diarrassouba, nous a instruits de veiller au respect des prix des produits de grande consommation », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que des contrôles rigoureux seraient menés avec l’appui des Forces de l’Ordre pour s’assurer du respect de ces dispositions.
De son côté, le Commissaire Simon Digbeu a réitéré l’engagement de la Police Nationale à accompagner les autorités dans cette lutte contre la vie chère, garantissant ainsi la stabilité des prix sur les marchés locaux.
Appel au calme et respect des prix réglementés
S’exprimant au nom des acteurs du secteur, M. Traoré Kassoum Doss a appelé ses collègues bouchers et charcutiers à se conformer aux prix fixés par l’État et à éviter toutespéculation. Il a également invité la population au calme, assurant que les mesures nécessaires seraient prises pour empêcher toute flambée des prix.
Pour faciliter la compréhension des décisions prises lors de cette réunion, M. Moumouni Samaké, un acteur clé de la filière bétail, a traduit en langue malinké les recommandations du gouvernement, soulignant l’importance de respecter les prix fixés : « C’est difficile, mais respectons les prix établis par les autorités », a-t-il insisté.
Une mobilisation collective pour la stabilité des prix
Présent lors des échanges, M. Diaby Abdoulaye, Président des consommateurs de Bouaké, a salué cette initiative et encouragé la population à rester vigilante face aux fausses informations susceptibles de semer la panique.
La rencontre s’est clôturée par une photo de famille, marquant l’engagement des différentes parties prenantes à veiller à l’application stricte des prix réglementés et à lutter contre toute tentative de hausse abusive sur les marchés de Bouaké.
J C