Presse et Médias / Journée Mondiale de la Radio 2025 : Antonio Guterres et l’ONU soutiennent le travail des journalistes
Presse et Médias / Journée Mondiale de la Radio 2025 : Antonio Guterres et l’ONU soutiennent le travail des journalistes
Ce jeudi 13 février 2024, la presse du monde entier célèbre la Journée Mondiale de la Radio, occasion pour l’ONU d’exprimer son soutien aux journalistes.
« Je tiens à réaffirmer mon soutien à tous les journalistes qui luttent pour informer. La vérité est une lutte essentielle. Il n’y a pas de démocratie sans liberté de la presse. Et la liberté de la presse est aussi celle des journalistes. Les batailles pour la liberté de la presse sont croissantes, de plus en plus sophistiquées et meurtrières. Ce qui me choque c’est l’impunité qui frappe les assassins de journalistes.
Votre travail est essentiel et nous partageons vos objectifs et vos préoccupations. Vous pouvez compter sur nous, nous sommes à vos côtés. » C’est le message que António Guterres, Secrétaire général des
Nations unies, en visite au siège de RSF à Paris le 12 février 2025, a laissé aux journalistes.
Créée par l’UNESCO, la Journée mondiale de la radio se tient chaque année le 13 février en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies. Cette 14e édition, met à l’honneur le Thème : Radio et changement climatique. « 2025 marque une année charnière pour le changement climatique. Conformément à l’Accord de Paris, si l'humanité veut limiter le réchauffement de la planète à
1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent culminer cette année-là au plus tard, avant de commencer à diminuer.
Afin d’accompagner les radios dans leurs couvertures journalistiques de ce sujet, le 13 février 2025 place la Journée Mondiale de la Radio sous le thème « Radio et changement climatique ».
En Côte d’Ivoire, la JMR est célébrée cette année à Abidjan, dans la commune aéroportuaire de Port-Bouët. Organisée par l’Union des Radios de Proximité de Côte de d’Ivoire (URPCI). C’est l’occasion pour Reporter Sans Frontière d’établir un bilan des répressions commises sur les journalistes qui n’exercent que leur métier.
En Côte d’Ivoire, au niveau de la Radio, on déplore un cas de journaliste ivoirien tué. Il s’agit de Sylvain
Gagnétaud. « Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mardi 24 mai dans un communiqué « l’assassinat de Sylvain Gagnetaud », un journaliste ivoirien de Radio Yopougon connu pour ses positions proches de Laurent Gbagbo. Arrêté par les forces Ouattaristes début mai, un journaliste favorable à Laurent Gbagbo a été assassiné, affirme RSF. L’organisation appelle les autorités ivoiriennes à mettre fin aux règlements de comptes ». (Jeune Afrique, Publié le 25 mai 2011). On peut citer également le cas du correspondant de Rfi, Jean Hélène. « Le mardi 21 octobre 2003, Jean Hélène a été abattu par balle, alors
Qu’il se trouvait devant le commissariat central de la police d'Abidjan où il attendait la libération de plusieurs opposants récemment emprisonnés à la suite d’une tentative supposée de coup d’état », notait Amnesty International.
Depuis, la situation semble améliorée. Des interpellations et autres détentions sommaires dans les commissariats de police ont été enregistrées. Mais depuis ces dernières années, les journalistes de façon générale ne sont plus jetés en prison, pour leur opinion ou pour autres faits.
Ailleurs, la bonne nouvelle de la semaine, vient de Reporters Sans Frontière : « La confirmation de la libération des journalistes iraniennes Niloofar Hamedi et Elaheh Mohammadi est un immense soulagement. Libérées sous caution le 14 janvier dernier, les deux reporters condamnés pour avoir couvert la mort de Mahsa Amini ont été graciées ce 12 février et leur dossier est "clos" selon leurs
avocats ».
Cependant, ailleurs, Reporters Sans Frontière (RSF) note sur son tableau de l’actualité, les actes de brutalité et d’atteinte à l’intégrité physique des journalistes dans certains pays de la planète.
Birmanie, la répression impitoyable
Quatre ans après le coup d’État, RSF dévoile la résistance des journalistes face à la répression dans le pays devenu l’une des trois plus grandes prisons du monde pour les professionnels de l’information.
Nord-Kivu : plus de 55 attaques de rédactions et de journalistes en un an.
Au Nord-Kivu, la pratique du journalisme est en péril. Une dégradation ponctuée par la récente prise de Goma, où l’accès à l’information est plus que jamais compromis. Dans cette région de l’est de la RDC, la plus durement touchée par le conflit entre les Forces armées de la République démocratique du Congo
(FARDC) et le groupe rebelle M23, RSF a recensé plus de 55 atteintes à la liberté de la presse en un an.
25 journalistes palestiniens détenus arbitrairement par les forces armées israéliennes.
À ce jour, 25 journalistes palestiniens, dont 20 arrêtés depuis le début de la guerre à Gaza, sont détenus par les forces armées israéliennes. Ils et elles s’appellent Alaa Al Rubuii, Alaa Al-Rimawi, Hamza Zyoud,
Lama Ghosheh, Somaya Jawabra… RSF revient sur les circonstances de leurs arrestations arbitraires. Quand des propagandistes étrangers se mettent au service de la désinformation du Kremlin Enquête RSF : depuis plus d’un an, la plateforme en ligne International Reporters, financée par les réseaux d’influence du Kremlin, détourne les codes du journalisme au profit de la désinformation russe.
Elle rassemble des propagandistes internationaux chargés de promouvoir les récits de Moscou pour valoriser sa politique étrangère. RSF dépose plainte à la CPI pour les crimes contre l’humanité de Loukachenko ciblant les journalistes RSF a recensé au moins 589 cas d’arrestations arbitraires de professionnels des médias indépendants.
Au moins 43 journalistes sont toujours emprisonnés, à l’image de Maryna Zolatava, du média le plus lu dans le pays, TUT.BY. Ces actes de persécution ont conduit à l’exode massif de journalistes, principalement en Pologne et en Lituanie.
Gloire Kelly