Côte d’Ivoire / Bouaké : Une campagne de sensibilisation pour combattre l’insécurité et les fléaux sociaux

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Côte d’Ivoire / Bouaké : Une campagne de sensibilisation pour combattre l’insécurité et les fléaux sociaux

Sous l’égide de l’imam Bakary Konaté, guide spirituel de la grande mosquée de Djambourou, et à l’initiative des jeunes de l’Association Génération Nouvelle de Djambourou (AGND), une campagne de sensibilisation s’est tenue le dimanche 19 janvier 2025 pour lutter contre les violences entre gangs, la drogue, et les comportements à risque lors des cérémonies festives.

La marraine de l’événement, Krotoumou Diomandé épouse Ouattara, a interpellé les habitants sur leur responsabilité collective face à ces fléaux. « La sécurité est la base de tout développement. Sans elle, ni le Maire

Amadou Koné, ni le Président du Conseil régional ne pourront mener à bien leurs projets pour Bouaké », a-t-elle affirmé. Elle a mis un accent particulier sur les affrontements violents entre gangs, citant un récent incident à Odiénnékourani où des jeunes se sont affrontés à la machette, plongeant le quartier dans la terreur. Elle a également dénoncé la montée de la vente et de la consommation de drogues parmi les jeunes, appelant les parents à renforcer l’éducation familiale : « Surveillez vos enfants, guidez-les sur le bon chemin. L’éducation familiale est le premier rempart contre ces dérives. »

Le Commissaire de police de Dar-es-Salam, Méité Souleymane, a souligné le rôle préventif de la police dans la sauvegarde de la tranquillité publique. « La sensibilisation est une de nos missions principales. Nous prévenons pour éviter les infractions et maintenir la paix sociale », a-t-il déclaré. Il a adressé un message clair aux jeunes : « La drogue vous détruit, que ce soit par la prison ou les maladies. Eloignez-vous de ce fléau. » Il a également exhorté les parents à redoubler de vigilance et à faire de l’éducation une priorité absolue.

Les appels à une meilleure collaboration entre la population et les forces de sécurité ontété renforcés par Emma Godi, présidente de la Cellule Civilo-Militaire, et Aman Edmond, coordinateur régional des Comités Consultatifs d’Éthique. Ils ont insisté sur l’importance de signaler les comportements suspects pour préserver la paix sociale.

Au nom des habitants de Djambourou, Doumbia Soumaila a sollicité une intensification des patrouilles dans le quartier pour dissuader les actes criminels.

Cette campagne a réuni les forces vives de Djambourou autour d’une même ambition : restaurer la paix et la sécurité dans leur communauté, condition essentielle au développement de Bouaké.

J C

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