ABOBO/16 jours d’activisme : L’Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) lève la voix pour dire non aux violences faites aux femmes et aux jeunes filles
ABOBO/16 jours d’activisme : L’Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) lève la voix pour dire non aux violences faites aux femmes et aux jeunes filles
Le monde entier est dans la mouvance des 16 jours d’activisme célébrant la Journée Internationale des droits de l’homme. Les activités de cette journée Internationale se tiennent chaque année, du 25 novembre au 10 décembre. L’Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) n’est pas restée en marge de cette importante célébration qui protège les femmes et les jeunes filles contre les VBG et tout autre acte nuisant à leur épanouissement harmonieux.
En effet, le 10 décembre dernier, l’AFJCI conduite par sa présidente, Mme Francine Aka Anghui, en collaboration avec les 9 Comités de Développement Communautaire de la commune d’Abobo, ont pris d’assaut l’espace ‘’Petit Paris’’ de Kennedy-Clouétcha pour organiser une grande campagne de sensibilisation de masse autour du thème : « Riposter et se reconstruire après les violences ».
Les présidentes des organisations associatives accompagnées des guides religieux, des chefs de communautés ethniques ont effectué massivement le déplacement pour prendre part à cette grande campagne qui parle de leurs droits les protégeant contre toute sorte d’abus conjugal.
Les femmes juristes de Côte d’Ivoire ne sont passées par quatre chemins pour exprimer leur indignation contre les humiliations causées aux femmes en ces temps modernes et ont saisi l’occasion pour mettre à la disposition des leurs sœurs et les jeunes filles toutes les informations ainsi que les structures auxquelles elles doivent s’adresser en cas de violation de leurs droits, surtout les cas de VBG.
« Les femmes ne doivent pas rester dans la peur de croire perdre leur foyer en dénonçant les brimades dans leur vie de couple. L’Etat de Côte d’Ivoire a tout mis en place pour les protéger contre les comportements nuisibles de certaines personnes. Il existe des structures au plan national et international qui militent en faveur des femmes qui sont confrontées à des actes d’une autre époque. Les hommes ne sont pas oubliés dans notre lutte qui les prend en compte pour un équilibre dans le foyer. La loi n’est pas impartiale, elle protège tout le monde pourvu que la victime saisisse l’autorité compétente », ont-elles-déclaré.
Par ailleurs, il a été question à cette campagne de sensibilisation, d’un sujet aussi difficile à traiter, celui des déclarations de naissances à l’état-civile.
A cette problématique, les juristes ivoiriennes ont situé l’importance de l’extrait de naissance. Ce document administratif a son pesant d’or dans la vie d’homme. Parce qu’il est la première pièce administrative sollicitée dans l’établissement des autres documents, notamment le certificat de nationalité, le passeport, la CNI etc.
Les femmes regroupées au sein de l’AFJCI ont lancé un appel aux uns et aux autres de se rendre dès les premières heures après l’accouchement, dans les bureaux de l’état-civile du lieu de naissance de leur enfant pour s’acquitter de cette autre responsabilité parentale primordiale.
S’agissant des cas de litige d’un extrait de naissance appartenant à deux personnes, les femmes juristes de Côte d’Ivoire ont rassurer les populations qu’il existe désormais une possibilité de régulariser cette situation sans difficulté, car la loi l’y autorise, à la seule condition que les concernés se rendent dans leur lieu de naissance pour procéder à qu’on appelle le rétablissement d’identité. Cette opération ne fait pas perdre à la personne diplômée le titre de ses diplômes et peut continuer d’exercer ses fonctions après avoir fait le rétablissement d’identité.
Le femmes juristes ont insisté sur le fait que toutes les démarches juridico-judiciaires doivent s’opérer dans le cadre de la loi n°2018-863 du 19 novembre 2018 spéciale qui prend fin en avril 2025. A ce niveau, c’est une importante solution salutaire qui vient mettre fin à de récurrents conflits familiaux. Aujourd’hui, l’impunité n’a pas sa place dans la société à l’égard de tout ce qui pourrait anéantir l’épanouissement harmonieux de la femme et de la jeune fille y compris les hommes qui subiraient les mêmes traitements inhumains.
Quiconque se fera coupable d’un viol, d’une exploitation de l’enfant en le soumettant à de pires formes de travail, est un ennemi de la société et sera puni par la loi. En tout cas, les 16 jours d’activisme ont été un véritable succès mettant ainsi les femmes et les jeunes filles à l’abri de certains indélicats conjoints aux esprits rétrogrades et autres prédateurs. Faut-il le rappeler, les 16 Jours d’Activisme est une occasion au cours de laquelle les femmes expriment leur indignation contre les pires formes de violences qu’elles subissent et demandent aux décideurs de renforcer les dispositifs légaux qui les protègent davantage.
Désirée TAPE