Côte d’Ivoire / Bouaké : Un incendie meurtrier plonge une famille de Bouaké dans le deuil et la désolation

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Côte d’Ivoire / Bouaké : Un incendie meurtrier plonge une famille de Bouaké dans le deuil et la désolation

Le quartier est encore sous le choc après l’incendie dévastateur qui a frappé la famille Allou dans la matinée du mercredi 6 décembre, aux environs de 6h20. Le sinistre a non seulement causé des pertes humaines tragiques, mais a également réduit la famille à néant sur le plan matériel. Une jeune femme de 24 ans, étudiante à l’université Alassane Ouattara, et un garçon de 8 ans, élève en primaire, ont péri dans l’incendie. Les flammes ont également détruit des biens de grande valeur, dont une somme estimée à environ 10 millions de francs CFA.

Un récit poignant du père de famille

Sur les lieux du drame, Allou Kouadio Alphonse, père des victimes, raconte avec émotion les terribles événements :

« Aux alentours de 6h20, ma fille, qui s’était levée pour préparer l’attiéké, a remarqué que la maison était en feu lorsqu’elle est revenue chercher du poisson. Elle a immédiatement alerté la famille. Nous étions six à la maison, mais quatre avaient déjà quitté les lieux. À l’intérieur, il ne restait que moi, ma fille de 24 ans, et mon fils de 8 ans.

Le feu s’est propagé si vite que je n’ai pas pu sauver mes enfants. Pris de panique, je me suis évanoui. Ce sont les voisins qui ont brisé ma fenêtre pour me sortir de là. Malheureusement, mes enfants n’ont pas survécu. Nous avons tout perdu, y compris mes deux précieux enfants », confie-t-il, accablé.

Une intervention retardée des secours

Les sapeurs-pompiers, bien que mobilisés, ont rencontré de sérieuses difficultés sur le terrain. Selon Allou Kouadio, leur arrivée tardive a aggravé la situation :

« Après notre appel, ils ont mis environ 40 à 45 minutes avant d’arriver », déplore-t-il.

 

Le capitaine Koné Pelardjou, commandant des pompiers militaires de Bouaké, explique que l’emplacement de l’appartement a compliqué leur intervention :

« L’accès au bâtiment était extrêmement difficile. Les chambres n’avaient pas de fenêtres, et il a fallu percer des murs pour atteindre les victimes. Malgré nos efforts, les fumées toxiques et les flammes ont été plus rapides. Nous avons malheureusement découvert deux corps sans vie».

Soutien et prévention des autorités

En attendant de déterminer les causes exactes de l’incendie, les autorités locales, notamment le député Bema Fofana et des représentants de la mairie, se sont rendues au domicile de la famille endeuillée pour leur apporter leur soutien. Le capitaine Koné, quant à lui, appelle les populations à adopter des mesures de prévention pour éviter de tels drames :

« Nous encourageons les familles à veiller à l’installation de sorties d’urgence et à éviter les matériaux inflammables dans leurs logements».

Ce drame vient rappeler, une fois de plus, l’importance de la prévention contre les risques domestiques, alors que la famille Allou tente de surmonter une épreuve d’une intensité indescriptible.

J C

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