ABOBO/ Dépistage du Col de l’Utérus : Plusieurs femmes dépistées gratuitement pour une meilleure prise en charge sanitaire
ABOBO/ Dépistage du Col de l’Utérus : Plusieurs femmes dépistées gratuitement pour une meilleure prise en charge sanitaire
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) en collaboration avec l’ONG International Médecins du Monde et la plateforme VBG/Protection d’Abobo ont organisé une séance de sensibilisation étendue sur deux jours au Complexe socio-éducatif d’Abobo, le 27 novembre 2024.
En lieu et place de la réunion mensuelle des acteurs communautaires de leurs activités, c’est la sensibilisation et la dépistage gratuit du Cancer du Col de l’Utérus (CCU) autour du thème principal : « Pour chaque femme, un droit à la santé : ensemble contre le cancer du col de l’utérus (CCU) et les violences basées sur le genre (VBG).
Il s’agit de 16 jours d’activisme pour sensibiliser les populations en général mais particulièrement les jeunes filles et femmes. Le Directeur du Complexe Socioéducatif d’Abobo, dans adresse de mot de bienvenue, a indiqué que chaque année, une activité est menée pour attirer l’attention des populations sur certains fléaux qui menacent les communautés.
« Cette fois-ci, un focus est mis sur le cancer du col de l’utérus, à cause de ce que cette maladie crée d’énormes dégâts chez la jeune et la femme quand elle découverte tôt afin de permettre à la victime de bénéficier d’une prise en charge médicale. La gravité de ce cancer, s’il n’est pas dépisté tôt, constitue un danger de santé publique. Et sensibiliser sur la question de se faire dépister est un droit à la santé parmi les droits fondamentaux humains », a déclaré Yves Gnaléga, Directeur du Complexe socioéducatif d’Abobo.
Au nombre des interventions, celle de Mme Akré, responsable des sages-femmes, a retenu l’attention des femmes qui ont effectué massivement le déplacement du Centre social. Mme Akré a fait une démonstration détaillée de l’évolution du virus du cancer du col de l’utérus. Elle a défini le virus du cancer qui attaque le col de l’utérus qui est la porte qui protège l’enfant quand la femme est enceinte. Ce virus appelé scientifiquement HPV qu’on appelle en chez nous ‘’Bobodrouma’’ se contracte de deux manières.
Premièrement il se contracte par les rapports sexuels et deuxièmement par contact sexuel qui n’est autre que le toucher des objets déjà infectés par une femme contaminée. Il est favorisé par des facteurs à risque tels que les rapports sexuels précoces, les corticoïdes, la dépigmentation, le VIH positif. Le virus du cancer du col de l’utérus est aseptique, de ce fait, il peut séjourner dans l’organisme pendant 10 ans sans signe douloureux.
Pour se protéger contre ce virus, il faut pratiquer la méthode de la vaccination à partir de 9 ans et le dépistage précoce. Et les signes à connaître pour se protéger ou bénéficier d’une prise en charge médicale, sont les saignements, les douleurs abdominales et les pertes blanches.
Alors pour se mettre à l’abri de ce dangereux virus, les jeunes filles et les femmes sont invitées à se faire dépister, car lorsqu’il est découvert tôt, il se guérit surtout à moindre coût. Une autre condition de protection contre le virus du cancer du col de l’utérus, recommandée aux femmes, est d’éviter la divagation de rapports sexuels, c’est-à-dire avoir plusieurs partenaires à la fois.
Le traitement de la chimiothérapie ou la radiothérapie qui nécessitent d’énormes moyens financiers, est conseillé. Une information de taille qui consiste d’observer une abstinence d’un (1) mois lorsqu’une femme est dépistée positive. Les hommes doivent accompagner leurs épouses et les jeunes filles en faisant preuve de compréhension pendant la période d’abstinence.
Comme la santé conditionne les bonnes relations conjugales, les interventions ont également porté sur la question des VBG qui concerne tout le monde. Il est donc demandé aux uns et aux autres d’éviter toute sorte de privation des droits de l’homme à autrui et les règlements à l’amiable devant les cas de viol qui sont punis par la loi, allant d’une peine de 10 à 20 ans d’emprisonnement de l’auteur.
L’on a noté à cette cérémonie, la présence des chefs coutumiers, des éléments de la police du 41ème Arrondissement de N’Dotré et les responsables des CDCs d’Abobo. Sans oublier la délégation de la Croix Rouge Côte d’Ivoire.
Bien que l’événement soit dédié aux femmes, un clin d’œil a été fait aux hommes pour se faire dépister de l’autre dangereux virus de cancer de la prostate durant ce mois de novembre appelé ‘’Novembre Bleu’’ qui leur est dédié. Les hommes ont été invités à cet effet, de se rendre à l’Institut Thérèse Houphouët-Boigny d’Adjamé où des séances de dépistage ont eu lieu sur 3 jours. Il faut retenir que la Croix Rouge Côte d’Ivoire est fondée en 1960 pour être opérationnelle en 1963.
Pour rappel, la campagne internationale dénommée « 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre », débute le 25 novembre de l’année qui correspond à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se termine le 10 décembre, Journée des droits de l’homme.
Désirée TAPE
Légende photo : Le cancer du col de l’utérus se guérit s’il est dépisté précocement.