Côte d’Ivoire/ Education nationale : Des Organisations de parents d’élèves plaident pour l’utilisation efficiente des fonds alloués aux besoins des élèves et étudiants

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Côte d’Ivoire/ Education nationale : Des Organisations de parents d’élèves plaident pour l’utilisation efficiente des fonds alloués aux besoins des élèves et étudiants

Les présidents de l’Opeeci, l’Unapeeci et l’Aapeeci se sont retrouvés pour animer une conférence de presse le 14 dernier, au siège de l’Opeeci à Abidjan–Treichville, autour du thème : « Le bon fonctionnement de l’année scolaire et universitaire 2024-2025 ». Après le 9 septembre 2024, la date officielle de la rentrée scolaire 2024-2025, sur tout l’ensemble du territoire national, il fallait marquer un arrêt pour faire une observation rapide sur comment se déroule effectivement cette rentrée scolaire dans les écoles primaires, les établissements secondaires et les universités publiques du pays.

Malheureusement, selon les présidents de l’Opeeci, l’Unapeeci et de l’Aapeeci, représentant tous les parents de Côte d’Ivoire, le constat sur le terrain, n’est pas reluisant. Et il faut vite agir afin d’éviter l’irréparable qui serait préjudiciable aux élèves et étudiants à la fin de l’année scolaire 2023-2024 pour lesquels les parents consentissent d’énormes moyens financiers chaque année scolaire.

Le conférencier M. Aka Kadjo, par ailleurs président de l’Opeeci, soutenu par ses paires, le capitaine, Aka Edouard président de l’Unapeeci et le représentant de l’Aapeeci ont, lors de cette conférence de presse, tapé du poing sur table dénonçant la mafia qui s’est installée autour des fonds alloués au bon fonctionnement l’école ivoirienne alors que de nombreux problèmes à résoudre dans les écoles et les établissements secondaires existent.

Ce sont des centaines de millions de nos francs que les parents d’élèves versent à l’Etat à chaque rentrée scolaire et universitaire en s’inscrivant en ligne, sans oublier les autres frais annexes. Malgré tout cet argent, les problèmes de façon récurrents, sont posés chaque année. C’est le cas tout récemment de la grève de trois jours déclenchés par les enseignants qui ternit l’image du système éducatif ivoirien.

Les grandes nations au monde ont bâti leur puissance en s’appuyant sur le binôme Education-Formation, ici, sous nos tropiques, après plus de 60 ans d’indépendance, les apprenants ivoiriens évoluent dans un environnement hygiénique insalubre source de toute sorte de maladies parce qu’un robinet est défaillant ou pour une feuille de tôle d’une école primaire publique non remplacée pour faute de cinq cent (500 FCFA).

Le paradoxe, c’est que tous ces problèmes sont déjà identifiés et connus de tous, au cours des états généraux de l’Education Nationale et l’Alphabétisation alors que les fonds sont disponibles.

Le ras-le-bol pour les associations des parents d’élèves, reste indéniablement la baisse drastique du niveau d’étude des élèves en Côte d’Ivoire. A ce sujet, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si au primaire, quelques efforts flatteurs fournis sont jugés satisfaisants avec un taux de réussite de 83,40% contre 71,2% en 2022/2023 au CEPE, le cas au secondaire dont les résultats de fin d’année au BEPC ont affiché un taux de 40,18% contre 31,47 pour la même année scolaire et au supérieur l’on a enregistré au taux d’admis au BTS de 38,39% contre 40,17%. Tous ces résultats catastrophiques sont le reflet de la mauvaise gestion des ressources financières allouées à l’Education nationale et l’Enseignement supérieur. D’ailleurs, le BTS qui est un diplôme professionnel, ne répond pas à la demande de l’employabilité des titulaires de ce parchemin.

A preuve, pour l’année académique 2023-2024, sur un total de 52983 candidats présentés, seulement 20338 ont été déclarés admissibles, soit un taux de 38,39% contre 40,97%. C’est un résultat suffisamment alarmant, lié certainement à la mauvaise orientation des nouveaux bacheliers. Ce sont autant d’éléments à prendre en compte afin d’y apporter une solution idoine en y associant toujours les parents d’élèves au lieu de les mettre devant les faits accomplis.

C’est pourquoi, l’Opeeci, l’Unapeeci et l’Aapeci par la voix de leurs présidents respectifs Aka Kadjo, Aka Edouard et le représentant de l’Aapeeci, disent non à la gabegie notoire dans l’utilisation de ces fonds destinés au bon fonctionnement de l’école ivoirienne.

Les parents d’élèves qu’on accuse de démissionnaires à tort, ont toujours assumé leur responsabilité en s’acquittant régulièrement du paiement des frais d’inscription en ligne qui s’élèvent à 9000 FCFA dont 6000 FCFA pour chaque élève affecté d’Etat dans le publique et 3000 FCFA dans un collège privé.

Cet argent recueilli auprès des parents d’élèves, a un rôle bien précis, celui de résoudre les problèmes urgents de l’école ivoirienne et faire démarrer une année scolaire sans contraintes liées au manque de tables-bancs, d’équipements pédagogiques et didactiques et non de servir à un intérêt personnel.

Les Associations des parents d’élèves de Côte d’Ivoire soucieux de l’avenir des enfants du pays, voudraient que les autorités à charge de la formation de ces enfants, utilisent la manière la plus pédagogique afin d’instaurer une bonne gouvernance de ces fonds.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce que les présidents de parents d’élèves de Côte d’Ivoire ne souhaitent pas, surtout les violences perpétrées en milieux scolaire et universitaire qui occasionnent d’importants dégâts matériels émaillés de morts d’hommes dans les rangs des étudiants.

Les derniers événements survenus à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody ont entraîné la mort de l’étudiant Angui Mars Aubin Déagoué dit ‘’Sorcier’’ appartenant à la FESCI dont les activités syndicales sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. L’Opeeci et l’Aapeeci lance un appel au Ministère de l’Education Nationale et l’Alphabétisation et celui de l’Enseignement Supérieur de tout mettre en place afin de favoriser un climat propice aux études et garantir une année scolaire et universitaire sans heurt.

Dans le même ordre d’idée de respecter les engagements pris par les uns et les autres, les organisations de parents d’élèves de Côte d’Ivoire, plaident auprès des autorités éducatives compétentes de mettre en place un dispositif incluant toutes les parties prenantes du système éducatif dont les parents d’élèves qui sont le maillon essentiel de la chaîne du système éducatif du pays et ceux-là mêmes qui produisent la matière première que  sont les élèves et les étudiants, ont leur place dans la gestion transparente de cet argent.

S’agissant des établissements secondaires qui ont zéro pourcent d’admis aux examens de fin d’année, les leaders syndicaux demandent que les fondateurs véreux de ces écoles soient sanctionnés sans état d’âme afin que ces brebis galeuses soient définitivement retirées du système éducatif ivoirien.

Les présidents Alain Aka Kadjo de l’Opeeci, Aka Edmond de l’Aapeeci et ses camarades syndicaux comptent sur les ministères de l’Education Nationale et l’Alphabétisation et de l’Enseignement Supérieur pour restaurer la paix dans les établissements secondaires et universitaires.

A cet effet, ils leur demandent de poursuivre la réforme du BTS afin qu’il ne soit pas une machine à produire des déchets intellectuels. Et cela passe nécessairement par le recrutement d’un personnel enseignant qualifié. En plus il faudrait que les grandes écoles d’enseignement supérieur soient désormais cataloguées ce qui permettra aux parents et nouveaux bacheliers d’opérer un bon choix de filière.

Aussi, ils plaident pour l’amélioration des capacités d’accueil des campus universitaires et la levée de la suspension des salaires des leaders syndicaux qui sont la théorie de celui qui fait ses propres buttes et les détruit par la queue, car se sont tous ces points, quand ils ne sont pas réglés, entraînent des désagréments imprévus.

Il faut rappeler que L’Organisation de Parents d’Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (Opeeci), l’Aapeeci et toutes les autres organisations sœurs, luttent pour l’intérêt général des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire.

Désirée TAPE

 

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